‹ Jean le cocher drame en 5 actes, precede d'un prologue en 2 tableauxChapitre 61 sur 65 · SCENE V · texte numérisé non relu

SCENE V

JEAN, LA COMTESSE, JEANNE, elles viennent du côté droit.

la comtesse, en regardant la maison. La maison du garde.

jcannb. Cest peut-être celle-ci. (Payant Jean.) Oui, ma mère. (ElU U désigne , Geneviève va r ers fui.) jean. Quelqu'un? Geneviève I la comtesse. Geneviève qui a appris que vous deviez vous battre avec le comto d'Aroixo, et qui accourt pour empêcher ce combat.

jean. 11 y a des devoirs sacrés, madame, u comtesse. Le plus sacré des devoirs est de se conserver pour ceux qui vous aiment, et à l’heure du duel ( prenant Jeanne par ta main) moi... je me suis armée de votre fille.

jean. Vous avez confié à mademoiselle Jeanne?...

jrannb. allant à fui. Tout, mon père... Oh!

jo n’avais pas besoin de cela pour vous aimer, mais f ai maintenant ie droit de vous dire que vous ne vous appartenez plus et que vous uo pouvez exposer des jours qui sont le bien de l'entant qui vous supplie.

ms, ému. Mais... ma fille I j p, an \ r.. Songez donc, mon père, quo ma mère m'a appris de bonne heure A prier Dieu pour vous, ei quand après avoir tant souffert des dédains de l’homme qui avait usurpé votre nom, je vous retrouve, vous, l’objet des regrets et de la vénération de ma jeunesse... on parle dedupl!... {Se jetant à soneov.) Mais, tu ne te battras pas, n’est-ce pas, mon père... parce auo j’ai besoin que tu rives pour te voir, pour l'aimer, pour te chérir.

jean. Oh 1 ma Jeanne !... tu me rends avengle et lèche... moi aussi je r’dou(e ce duel, à cT heure... moi aussi, j’ crains la mort quand mon enfant m’apporte un trésor de caresse et d’amour.

la comtesse. Que devons-nous faire pour empêcher ce duel?

juin, passant au milieu. Vous n'y pouvez rien, pauvres femmes! il faut que je voie Pierre, qui règle en ce moment les conditions du combat.

LA f-OMTHSSE. Où est-il?

jean. Près d’ici, sans doute. Je saurai bien (‘joindre, et Pierre nous viendra en aide. Atlendez-moi. (fl mon/e la scène. S'arrêtant ) Mais qui vient?... Le comte d’Arezzo !

La < omtkssr. Lui ! nous resterons auprès de vous.

jbam, virement. Non pas !.. Il pourrait vous insulter l’une ou l'autre en ma présence.

Jeanne. El le duel serait irrévocable!

la comtesse. Si nous pouvions nous cacher, sans nous éloigner.

jean. Mais où? (Allant à la maison ) Celte porte est fermée, sans doute I... (La porte cède.) Non t entrez ici...

la comtesse. Oui... (A Jeanne.) Viens...

(A Jean.) Et lu me jures, Jean-Claude...

iran. D’ajourner le duel, si je ne puis mieux faire... Hèlcz-vous. ( Elles entrent dans la maiton. Revenant en scène.) Non... je ne pourrais me battre A c't’houre; mes yeux sont pleins d'iarmos, et ma main tremble...

Page 1