‹ Jean-Louis d'ErlachChapitre 10 sur 30 · CAMPAGNES DE · texte numérisé non relu

CAMPAGNES DE

Après avoir pris plusieurs places, les Weimariens occupèrent le bas Palatinat ; mais, ne pouvant bientôt plus y vivre, ils passèrent sur la rive droite du Rhin, le 28 décembre i639\ vers deux heures du matin, entre Oberwesel et Bacharach, l'infanterie sur des barques, la cavalerie à la nage, et ils se répandirent dans le Wetterau,

L'accord ne régnait malheureusement, ni parmi les officiers, ni parmi les soldats de l'armée weimarienne. Les directeurs même ne s'entendaient pas entre eux, et l'infanterie se plaignait que la cavalerie s'emparât toujours tles meilleurs quartiers. L'armée était, en outre, mal commandée, parce que le duc de Longueville était malade, mécontente, parce que la solde n'arrivait pas; et Mockel, le résident suédois, poursuivant son dessein de la faire entrer au service de la Suède, poussait à la désunion. Ses menées, rendues vaines jusqu'alors par Erlach, furent sur le point de réussir à Marbourg. A l'issue d'un Conseil de

* Le Laboureur, p. 164.

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4 avril 1640), les directeurs, sans eu :u l'ordre, mirent, en effet, leurs 1 marche pour aller rejoindre Baner.

interpellés par Longueville, ils n'osélersister dans leur dessein, rejetèrent ir les autres la responsabilité du dê- 'âmenèrent dans leurs quartiers les ui avaient déjà fait une journée de

joursaprès, Baner, chassé de Bohême 1-marécha! Piccolomini, pressait Lonle le secourir. Bien qu'il craignît, en it du Rhin, de perdre sa ligne de t d'approvisionnements, Longueville marche et rejoignit le maréchal suè- ■furt (26 mai 1640). Il y avait cinq lis la bataille de Nordlingue, que l'arlarienne était séparée de l'armée sué-

îville, renforcé par les Hessois et les

ille arrive i MiihIliauseD (N.-E, d'Eiaeuach), le

I, etrallieàLangensalza IeS5 mai 4000 Hessois 1er et 4500 Lunebourgeois soua Klitzing (Gonz.,

CAMPAGNES DE i040, 1114!, 1042 43

Lunebourgeois, avait maiatenant 19.000. hommes sous ses ordres et Baner 13.000. Désormais à la tête de 32.000 hommes, Ban( plusieurs fois la bataille à Piccolomii environs de Saalfeld^ Piccolomini, in en nombre, car il n'avait que 25.000 hc 15.0001mperiauxetl0.000 Bavarois, Ii et, au bout de six semaines, les advei manquant de vivres, s'éloignèrent les i autres (juin 1640).

Gomme les Weimariens soufiraient be de la faim, Baner crut le moment vem enlever à la France et se mit à négoci les officiers. Longueville et Guébria aperçurent ; mais comment maintenir dans le devoir? Elle était raéconten manquait de vivres, la solde n'arrivait pa officiers reprochaient aux directeurs lei gements qu'ils avaient pris pour eux ■ l'armée. Les directeurs Ehm, Nassau, leur répondirent que les officiers ava mis au courant de tout. Les officiers, i

i Au sud de Wàmar.

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vant rien objecter sur ce point, se plaignirent de la solde. Guébriant leur assura la plus forte qui fût alors payée i, le double de celle des Impériaux :ois. Erlach écrivit, en outre, pour jbriant et les directeurs, de la solde, apportée par l'inten- 3 Choisy, fut le meilleur des arguoser aux plaiutes des Weimarieus ues de Baner. Longueville et Guéèrent du sentiment de satisfaction !ta, pour réclamer des troupes le elles devaient prêter, d'après le ■isach du 9 octobre 1639 et qui ïéré jusqu'alors. L'armée weima- )uvait à Mûnden*, au confluent de de la Fulda. Elle prêta, le 27 août îrment convenu, de servir fidèlede France et d'aller partout où il

a gaache de la Werra entre Munden

a donne deai dates différeates : 27 aoât août 1640 {tï, S6).

CAMPAGNES DE 1640, lâ41, i

L'armée passa ensuite sur la m la Fulda (28 août), et rejoignit de Suédois près de Hersfeld'. Ce qui i autour de Saalfeld, au mois de juii vêla autour de Fritzlar et de Wi mois desepterabre. Les Suédois offr la bataille aux Impériaux, et ceu2 seront. Gomme à Saalfeld, la famii adversaires.

Sur ces entrefaites, le duc de I de plus en plus malade, quitta l'arn tembre).Quel allait être son successi le traité deBrisach, les directeurs prendre eux-mêmes le commandera férèrent le donner à Guébriant, s< suivant eux, de commander les "W* de se défendre contre les entreprise

Guébriant eut beaucoup de pein obéir. Ignorant la langue allemand vait parler que par interprète à la pi officiers et, d'après le traité de Bi devait cependant rien faire sans li

* A Hilp«rshauB«n.

loins de peine à maintenir son indéis-à-vis de Baner. L'armée weimalit maintenant moitié moÎDS noml'armée suédoise, 6 à 7000 hommes )00et, commerarméesuédoisecompxièmesd' Allemands, les Weimariens 8, Allemands pour la plupart, penturellement du côté de leurs compadifFérence du grade et du rang des se faisait également sentir. Tandis iaut n'était que maréchal de camp, valait en Allemagne, à major-généèldzeugmestre, Baner possédait le èld-maréchal, le plus élevé dans les 'opéennes; il était devenu Allemand, itré par de grandes victoires, surtout 'ittstûck ; il était de haute naissance ; mariage avec la margrave de Bade- 'ait encore accru son autorité auprès tnds* ; enfin le général, suédois exer-

'ait épousé la margrave Jeanne de Bade, dii la mort de sa première femme, et c'était aui cette dernière qu'il l'avait vue pour la preioNK., 11,25, 26,29.)

CAMPAGNES DE 1&40, 1641, li çait sur ses troupes un pouvoir ab contrôle.

Baner entraîna d'abord Guébriai expédition hardie, qui ne visait à qu'à enlever la diète impériale, réu bonne, et à lui dicter les condition elle échoua (21-26 janvier 1641).

De retour vers Regenstauf.au no bonne, Baner fit avecGuébriant ui quartiers, mais il n'en observa pas if et tenta de nouveau d'attirer à l'armée weimarienne ; il ne réussit les officiers refusèrent de se laisser des promesses d'argent que la Suéd pable détenir, et les simples soldats, aperçus que les Suédois s'emparait des meilleurs quartiers, préféraiei sous les ordres de Guébriant.

Les deux armées se séparèrent Weimariens s'établirent autour d< Souffrant beaucoup, parce que cett sait de les recevoir dans ses murs et i de nouveau, n'arrivait pas, ils se menacèrent même de passer à 1

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t beaucoup de peine à les mainléissance.

3 souffrirent plus encore. Pour- Austro-Bavarois que commen- )mini et Mercy, ils leur échapeine en se retirant vers le nord de lar le Bôhmerwald, et ils allaient Zwickau sur la Mulde (30 mars les Weimariens les sauvèrent, c- les instances de Kôaigsmark, le tenant de Baner, avait quitté i hâte, et avait rejoint Baner la

îdoise avait échappé à un désas-

ner, sa santé, déjà chancelante, ir aux fatigues de cette dernière M de jours après sa jonction avec mourut à Halberstadt (SO mai

: Baner laissait l'armée suédoise

>, Seschichte des grotaen deutschen

t, Lieschiûg, 1842, 1843, 2 toI. in-8, II,

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