‹ Jean-Louis d'ErlachChapitre 11 sur 30 · BATAILLE DE KEMPEN · texte numérisé non relu

BATAILLE DE KEMPEN

sans chef et Ouébriant dans un grand L'arrivée du nouveau général suée tenson, à la tête d'un renfort de 800 aurait pu donner une nouvelle imp guerre en Bohême, mais Guébriant l'ordre de revenir vers le Rhiu, et ne voulaient plus suivre l'armée s cause des privations qu'ils enduraiei weimarienne partit donc (3 déceml et passa le Rhin à Wésel ( 1 2 janvie

Guébriant éprouvait toujours d difficultés à se faire obéir. Afin d'ac autorité, on le uomma lieutenant-gé valier de l'ordre du Saint-Esprit et, disposer les ofSciers et les soldats à ou paya les legs que Bernard ava; ofâciers et on augmenta la solde d<

L'heureux effet de ces mesures n attendre. L'armée impériale, comn Lamboy, se trouvait près de Kern] briant la surprit, le 17 janvier 164 porta sur elle une victoire con:

'■ Après les orgies d'usage.

* Au nord- est de DuEseldorf.

J. L, d'Erlach,

pénaux, 500 seulement échappèrent, ^t à table au moment de l'attaque :

)risoQoier avec tous ses officiers. En ■il une rançon de 50.000 thalers, il en France où on l'emprisonna au 1 Vincennes. Guébriant renforça son enrôlant 3500 prisonniers et la mit rs d'hiver dans le territoire de Tarde Cologne qui, jusqu'alors, avait 't de la guerre. Il avait brillamment ans les premiers jours de i642, la mal commencée à la fin de 1639 par Longueville. En récompense de sa L lut nommé maréchal de France et >mmandement de l'armée du roi en ! à la place du duc de Longueville.

arante ans.

temps après, Hom et Werth furent iberté. Le maréchal suédois Horu nnierdes Impériaux depuis la bataille igue eu 1634, et Jean de Werth pri- !S Français, depuis le second combat eld en 1638. Après de longues négo- Is furent échangés l'un contre l'autre

EUBARRAS D'ERUCH

le 24 mars 1642, non loin de Brisac pont situé près de Lahr', avec des i qui témoignent d'une grande défiar proque. Horn vint voir Erlach à Brij se rendit en France pour remercier Richelieu.

Erlach n'avait pas accompagné weimarienne dans sa campagne de 16 Resté à Brisach et remplissant alors fonctions d'un intendant que celles d' rai, il se trouva bientôt, de son côté, i avec des difïïcultés que lui suscité seulement l'agent suédois Mockel, n rintendanl français d'OysonviUe. Moi guait toujours pour gagner l'arméï Tienne à la Suède, et cherchait à min rilé d'Erlach eu l'accusant d'être dan; dépendance de la France. Ce n'était peine qu'Erlach combattait les m Mockel et maintenait l'armée dans le

t Au Bud-oueat d'Offeobourg,

y parvenait néanmoiDS grâce aux excellentes

relations qu'il savait entretenir avecles officiers

)ldats, grâce aux fonctionnaires civils

ird qu'il avait conservés et qui lui en

econnaissants.

ville, malheureusement, lui causait lus d'embarras. Richelieu, pour mainservice de la France le meilleur des de Bernard, ne pas effrayer les prod' Allemagne par la nominaliou d'un le, et se conformer, en outre, à un îcretdu traité du 9 octobre 1639, avait Edach le gouvernement de Brisach.

ai avait donné un surveillant en nomitenant de roi, dans la même place, le Oysonville, neveu du ministre de la rançais Des Noyers. Brisach eut donc verneurs et, comme leurs attributions les n'avaient pas été délimitées, il en e nombreuxfroissements.

L n'était pas non plus sans inquiétude lu commandant de Hohentwiel, Conrad ïrholt. Hohentwiel, on l'a déjà dit, wûrtembergeoise dans le pays de

EMBARRAS D'CRLACH

Bade, était une importante fortere près de Schaffouse Elle occupait ui belles situations militaires de l'Eui mandait les commuaications entre k Danube et couvrait les villes forestic Aucune place ne fut plus souvec pendant la guerre de Trente ans. 1 bloquée ou assiégée par les Impéria Bavarois (1639-1640), elle ne prise *. Widerholt, abandonné à forces, se ravitaillait lui-même dan rons et se procurait de l'argent en ; de hardis coups de main des prison quels il arrachait de fortes rançons essaya de le gagner; le duc Eberhai temberg le pressa de livrer Hohent^ pereur. Baner, de son côté, s'effi gagner à la Suède ; et la Suisse, tr< voisinage dangereux, demanda qu'o en dépôt ou qu'on lui vendît une pi avait déjà occupée en 1455, sinon q molît '. Widerholt, qui était protes

' Droïseh, Benthard ieor> Weimar, II, 3!

* Hoheatwiel a été détruit parVaDdamma e

consenti, par un traité signé à Berne avec Erlach, à céder la forteresse à Bernard de Weimar et y avait^ depuis lors, commandé en son nom. Mais il était sans fortune, et Erlach craignait toujours qu'il ne se laissât acheter par les Impériaux ^ Pour s'assurer de sa fidélité, il essaya de mettre auprès de lui des officiers chargés de le surveiller : Widerholt les renvoya (1640).

Les questions religieuses ne furent pas non plus sans causer quelque embarras à Erlach.

Bernard de Weimar, qui était luthérien, avait maintenu la tolérance entre les adhérents des diverses confessions qui se partageaient son armée. Erlach, zélé calviniste, eut des différends avec les luthériens. Il était difficile de les éviter, calvinistes et luthériens vivant alors en grande mésintelligence.

Il en eut aussi avec les catholiques que le roi de France soutenait. Erlach ayant voulu occuper à Brisach l'église des Augustins pour en faire un temple protestant, le roi s'y opposa.

* Voir une lettre d'Erlachà Des Noyers, du il août 1639 (GoNZENBACH, I, Documents, p. ^3, 208).

EMBARRAS D'ERLACH Ce fut même, en partie, pour proté.

thoUques contre le zèle calviniste d'I le roi maintint à Brisacb, à côté de tendant catholique. Plus tard, au ment du règne de Louis XIV (1644 du pape s'étant plaint que les cathc sent obligés, à Rheinfeld, de célèbre dans la même église que les luthéri écrivit à Erlach, qu'il entendait quf ligues fussent protégés dans le goii de Brisach comme du temps de son \ L'intervention du roi en faveur c ques se fit aussi sentir à Bâle. Le pri de cette ville, Jean Henri d'Ostein, ' ne pouvait plus compter sur la pn l'empereur, s'était placé sous celle France. 11 n'eut pas à le regretter, B tait emparé des biens du prince-évê ordonna à Erlach de les lui restit gardant que les places fortes, de ré les curés dans leurs paroisses et d'er pasteurs protestants de les en chass

< A Rheiofeld, les cal viuiates (réformés) ci culte dana la maison d'Erlach.

AN-LOOIS D'EKLACH

ire 1640). Le roi étendit égaletion au clergé régulier, et fit es religieux les biens qui leur !vés en Alsace, daas le Brisgau

ncore des difficultés politiques Quelques-uaes de ses troupes : territoire; les cautons exigét. II en eut aussi, eu 1642, au versée et de la navigation du

■n outre, eu désaccord avec le 'rançais à propos de l'exécution risach. L'argent promis n'arrireodit à Paris au mois de noour réclamer le payement de la ït des legs faits par Bernard à surtout pour demander la supieutenance d'Oysonville. Il fut ependaut, aiasi qu'àTordioaire, tenir, et revint à Brisach d'asmeur(mars 1641).

d'Ojsonville, en son absence, pour la diminuer. Le gouver-

EMBARRAS D'ERLACH neur de Brïsacli apprit, en effet, i que le lieutenant de roi venait d expédition malheureuse dans le p pour j lever des contributions ( 1 641). Widerholt, au contraire, ai quelques succès autour de Hohent^ ces, qui n'aboutirent guère qu'à des vivres en pillant les environs, rent pas le général impérial Eme Sparre de bloquer de nouveau la mois d'octobre 1641. Erlach m!

secours malgré la neige, et arriv wiel le 20 janvier 1642 ; Sparre à son approche.

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