ERLACH A 6H1SACH
Houtieut. Le Parlement, malgré les offres d< signe avec la Cour la paix de Rueil (11 i Tupenne prend parti pour la.Kronde; son arn Erlach, refuse de le suivre. Les Frondeurs, soutenus par Tui'enne, sa soumettent. Ravage d'Erlach. Nouseau traité avec l'armée allemai Ribemont(a6 mai 1649). Embarras d'Erlach des partisans de Turenne ; défaut de solde, Erli quitte l'armée à Péronne (28 juin) et an-iv (8 juillet),
Pendant que Turenne commandai d'Allemagne qui représentait encore moins l'armée weimarienne, Erlach i à administrer les places fortes du 1 maintenir parïni les troupes qui les o une sévère discipline. Il s'acquittait, de plusieurs missions diplomatiques c l'avait chargé, et faisait, entre autres l'abbé du couvent de Liitzel, dans le Ferrette, à son traité de combourgci le canton de Soleure.
Le roi, satisfait de ses servie* l'excellente tenue de son régiment de qu'il avait inspecté à Amiens, lui i 7 décembre 1647, un régiment d'i
J.-L. d'Erlach.
composé de Français et d'Allemands * et, peu de jours après (14 décembre), le nomma lieutenant-général avec le commandement d'un corps d'armée de 5000 hommes: 3000 fantassins et 2000 cavaliers, y compris son propre régiment de cavalerie. Erlach aurait désiré que son commandement fût tout à fait indépendant: il ne put pas l'obtenir; ses troupes durent faire partie de l'armée de Turenne. Il demanda qu'au moins ses rapports avec le général en chef fussent clairement déterminés*. Le Tellier l'assura que Turenne n'entrerait pas dans le détail des affaires et ne lui donnerait que des ordres généraux. Il aurait luimême sous son commandement deux maréchaux de candp, un sergent de bataille, quatre aides de camp, et on s'efforcerait de lui envoyer un bon ingénieur, « quoiqu'ils fussent bien rares». Pour faire régner .autant que possible la bonne harmonie. Le Tellier eut soin d'ajouter que c'était Turenne qui avait demandé sa nomina-
* GoNZBNBACH, II, Documents, p. 81-83.
2 Démarchais avait été envoyé pour cela à Paris.
ERLACH LIEUTENANT-GÉrïÉRAL 99
tion de lieutenant-général, et le roi donna à entendre au maréchal qu'il espérait que les anciens différends ne se renouvelleraient plus K
Erlach devait avoir, en même temps que le commandement de 5000 hommes, le gouvernement de Brisach et de onze autres places fortes^ avec le titre spécial de lieutenant du Brisgau et du Sundgau. Aucun Suisse, au service de la France, n'avait été avant lui lieutenant-général, et il ne devait qu'à son mérite la haute, situation à laquelle il était parvenu. Il avait alors cinquante et un ans.
Malgré les recommandations du roi, ses démêlés avec Turenne ne cessèrent pas, et le ressentiment qu'il éprouvait de certains faits, qui annonçaient cependant chez le maréchal plus d'inattention que de mauvaise volonté et de désir de blesser, ne faisait que s'accroître. Enclin aux décisions précipitées, Erlach avait
* n ajoutait que s*il en survenait, ils seraient jugés par les intendants d'armées Vautorle, de Baussan ou de Girolles (19 décembre).
* Hohentwiel, Laufenbourg, Seckingen, Rheinfeld, Landskorn, Pfeffingen, Huningue, Thann, Neuenbourg, Stollhofen et Dacbstein.
43 sa démission de major-général, soupçonnait Tiirenne d'être fiivodversaire, d'O^sonville; il voulut 1647 sa démission de lieutenant- ;e que Turenne avait empiété sur i ' . Il écrivit même à Barthélémy 3Q banquier à Lyon, qu'il avait l'inlitter complètement le service de la [azarin ne lui donnait pas entière Grâce aux conseils d'Herwarth, il nprojet de retraite. 11 obtint d'ail-
demandait: soncorps d'armée fut, iré de l'armée de Turenne. Gepen- <relles ne cessèrent pas encore. Le 'ait des eontributiens sur des lerriépendaient du gouvernement de raitait impitovablement lesmaiheuits qui les lui refusaient. Eriach , et le roi, ou plutôt Mazarin, qui
se le rendre favorable, lui donna
ait envoyé son infanterie irlandaise en qnar- 1 où setrauvaient déjà les dragons d'Erlacb.
ERLACH LieUTENANT-GÉNÉRAI
Nommé lîeulenant-général, Erlat procurer l'équipemeot qui convenait veau grade et pour lequel le roi 12.000 livres. Il acheta de beaux < se pourvut, nous dit-on, des perru en usage. Ou lui donna, pour mai camp, Ruvigny et Rasilly. Ruvigni reusement ne parlait pas l'allemand, qui était d'origine polonaise, écrivai le français. Erlach nomma lui-même officiers de son état-major '.
S'il devait commander un corps d 5000 hommes, il était loin, pour le n disposer d'un pareil nombre de solda le compléter, il dut faire lui-même d ments. Gomme Erlach s'occupait av bien-être de ses troupes et qu'il était J que sévère, il jouissait d'une bonne auprès des soldats. Aussi, dès que I se fut répandue qu'il allait faire des eu
' Erlacb demandait qu'on lui envoyât de laquais qui ne fueeent ni ivrognes, ni volet uue garde du corps de quatorze hommea. (G( 621.)
JEAir-LOUIS D'ERLACB
iciers, tant français qu'allemands, Is leurs services et s'engagèrentirer des hommes et des chevaux, ait plus facilement des cavaliers isins ; c'est pourquoi Erlach n'en- )00 fantassins. La Suisse et Strasioterdit les enrôlements sur leur prit à son service des troupes de tadt qui venaient d'être licenciées, la guerre ne cessait pas, et l'élecien de Bavière, sollicité par les étant revenu au parti de l'empe- ■ésulta que l'armistice d'Ulm fiit septembre 1647) et que, l'année 18), Turenne et Wrangel envahire. La campagne commença par entre les deux généraux en chef, ébellion de la cavalerie weimamne regrettait de ne plus l'avoir res; et, dans une entrevue qu'il ' avec Wrangel (24 février 1648) u'elle lui fut rendue. Kônigsmark
aOgart.
TURENJÏE ET WRANGEL ES BAVIÉ
mit ÛQ à la diiiSculté, en emmenant teurs en Bohême, au secours d'Egei geaient les Impériaux (mars). Les Fr dois réunis franchirent ensuite le Lauingen (avril) et battirentà Zusms (17 mai) les Austro-Bavarois, coma Mélander, Gronsfeld et Montecuci Austro-Bavarois se retirèrent sur la i du Lech et, comme seize ans auparav proche de Gustave-Adolphe, l'électe vière, saisi de terreur, s'enfuit d'abor rinn à Braunau, puis à Salzbourg. L Suédois allaient traverser l'Inu et m; Vienne, quand une forte crue de cel les arrêta. Ils s'établirent alors entr Danube et l'Isar, pillant et incendiai Le dernier combat de la guerre ans fut livré, pendant cette expéditio Dachau^. Le 6 octobre 1648, Jean ( informé que les généraux franco-s trouvaient à la chasse, les surprit
' A l'oueBt d'AugBbourg.
^ Mélsnderfut tué.
3 Au Qord-ouest de Municb.
isonniers. Turenne, Wrangel et Lciers parvinrent à s'échapper au marais, en suivant un gué qu'un sauvant, leur avait indiqué; mais Sciers supérieurs et quelques cen- 'aliers, avec un riche butin, tomlains de Jean de Werth.
lain, les Franco-Suédois quittèrent î 1 1 octobre, repassèrent le Lech à au sudd'Augsbourg. Les Français idre leurs quartiers d'hiver dans le j, et les Suédois dans la Francot Palatinat. Turenne accompagna iqu'à Feuchtwangen, et ce fut là 3nt la signature de la paix de Westte paix mettait fin à la guerre en Wrangel, furieux d'être ainsi une vie de plaisir et de pillage, ures le premier courrier qui lui 1 nouvelle. A l'arrivée d'un second entôt suivi d'un troisième, il jeta épit, son chapeau de général et le
octobre 1&Î8.
EBLACH EK FLANDRE
L'Espagne avait refusé de signer 1 de Westphalie ; lapaixne mettait do la guerre entre la France et l'Espag carrière militaire de Turenne et d'] les armées, qui s'étaient partagées j pour combattre, d'un côtelés Austro en Allemagne, d'un autre les Espi Flandre, se réunirent toutes désorm; les Espagnols,
Quelques mois avant la signature ■ Erlach avait reçu l'ordre de rejoindr en Flandre. 11 avait été, jusqu'alors, daut sa jeunesse, plutôt un admi qu'un soldat. Il allait reparaître main des champs debataiile. Il partît de I 20 juin 1648. avec ses plus ancienne celles sur lesquelles il pouvait le mii pter, en laissant dans les places foi qui, nouvellement enrôlées, étaient m
' Le duc d'Enghien était devenu prince i 6 décembre 1646, à la mort da son père.
à faire campagne. Le 6 juillet, il se trouvaitprès de Nancy et de Château-Salins, le 24 juillet à Metz, le 10 août àRibemont sur l'Oise \
La marche des troupes avait été difficile, par suite du manque de vivres. La noblesse et le clergé, les couvents de femmes surtout, se prétendant exemptés des charges militaires, tout retombait sur le pauvre peuple. Les soldats d'Erlach observèrent néanmoins une si exacte discipline, qu'aucun village ne fut abandonné par ses habitants, ce qui parut extraordinaire. Ils avaient soin de tout payer.
Erlach rejoignit Gondé à Béthune (16 août), avec 5000 hommes de troupes excellentes. Les Espagnols faisaient le siège de Lens ^. Malgré les efforts d'Erlach pour le leur faire lever, ils s'emparèrent de la ville et Gondé, inférieur en forces, eut la sagesse de battre en retraite (20 août). Les Espagnols en conçurent une confiance en eux-mêmes qui les perdit. Les Français n'avaient encore fait que fort peu de che-
* Au sud-est de Saint-Quentin.
2 Au nord-est de Douai. V. duc d'Aumale, les Condés, V, 223.