FELI ORDONNE PRETRE
Hélas ! une des obligations du prêtre, c'est précisément de sacriOer, dans certains cas, sa famille naturelle à la famille spirituelle dont Dieu l'a fait le père. Ce n'est pas dans un rapide voyage à Paris que l'abbé Jean pourrait porter remède au mal. Il y faudrait un séjour prolongé. Or, tant qu'il n'a pas été relevé de ses fonctions par l'autorité ecclésiastique, il se doit au diocèse de Saint-Brieuc (1). Adieu donc, encore une fois, les loisirs studieux ! A plus tard les causeries intimes, les entretiens cœur à cœur avec le frère qu'il n'a pas cessé de chérir ! Il doit, jusqu'à nouvel ordre, féconder de ses sueurs le champ du Père de famille. Un autre, sans doute, en recueillera les fruits. Qu'importe, si le labeur des semailles vaut celai de la moisson au regard du Maître qui est aux Cieux ?
(Il Mgr de la Romagère attendit deux ans ses bulles à cause des difficultés pendantes entre Rome et le gouvernement français. Il prit possession de son siège en 1819.