‹ Jean-Marie de la Mennais, 1780-1860 (volume 2)Chapitre 172 sur 257 · LES « RÉFLEXIONS » SUR L IMITATION DE JESUS-CIIRIST · texte numérisé non relu

LES « RÉFLEXIONS » SUR L IMITATION DE JESUS-CIIRIST

C'est des années de Saint-Brieuc que date la prédilection de l'abbé Jean pour le saint livre que nos pères appelaient (( rinternelie Consolation ».

Depuis longtemps déjà, il faisait plus que le consulter. C'est ici le lieu de discuter un problème littéraire qui a été posé récemment (1), et qui ne parait pas t^ncorc résolu.

En France, l'admiration des lecteurs pour l'auteur de V Imitation rejaillit d'ordinaire sur Félicité de la Mennais, à cause de la traduction célèbre qui est, selon M. de Sacy, « le chef-d'œuvre de l'écrivain aussi bien que le chef-d'œuvre du prêtre ».

Or, sait-on que le travail de Féli sur Ylmitation — du moins son premier travail — a été fait, comme tant d'autres, en collaboration avec Jean?

Nous n'avons point la prétention, disons-le tout de suite, d'établir ce point avec une rigueur mathématique. Ici comme ailleurs, la modestie de notre héros nous a bien des fois embarrassé et dérouté. Mais l'examen et le rapprochement des textes, joints à certaines déclarations de Féli, nous ont conduit à une probabilité telle, qu'elle

■^1) Cf. E. Ilerpin, Jean-Marie de la Mennals, etc., p. 48 et suiv.

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