‹ Jean-Marie de la Mennais, 1780-1860 (volume 2)Chapitre 18 sur 257 · SÉNATEUR DU M0BI5I11AN · texte numérisé non relu

SÉNATEUR DU M0BI5I11AN

Paris, le 6 octobre 11)02.

Mon Révérend Père,

Je vous remercie bien vivement de m'avoir adressé les épreuves de la Vie de Jean-Marie de la Memiais.

C'est avec une grande émotion que Je viens de les parcourir.

Gomme vous le rappeler, votre héros a été l'ami toujours sûr et toujours iidèle de mon grand-père, puis de mon père; et la bénédiction que je vois encore me donner celui que l'Eglise mettra bientôt au nombre de ses saints, reste toujours l'un de mes plus doux et de mes plus chers souvenirs d'enfance.

Combien la lecture de cette vie si admirablement écrite est consolante et fortitlante, aux heures si douloureuses que nous traversons!

On y voit tout ce que peuvent la fermeté, le courage, la charité, la sainteté! Aucun obstacle humain n'y résiste. Jean-Marie de la Mennais a rencontré sur sa route toutes les entraves, il a subi toutes les persécutions, il a connu, comme il le dit lui-même, toutes les croix! 11 a triomphé de tout, et nous voyons aujourd'hui son œuvre s'épanouir dans toute sa grandeur et toute sa beauté, depuis les rivages de sa chère Bretagne jusque dans les pays les plus lointains, où elle fait respecter et aimer notre drapeau.

Cette œuvre, quoiqu'il arrive, on ne JDOurra plus désormais la détruire, parce que les tils de Jean-Marie de la xVlejinais sont dignes de leur Père, et aussi parce que, partout où ils sont, le bien qu'ils ont réalisé leur a fait des amis qui sauront se grouper autour d'eux pour les défendre.

Veuillez agréer, mon Révérend Père, la nouvelle assurance de mes sentiments respectueux et dévoués.

Page 1