‹ Jean-Marie de la Mennais, 1780-1860 (volume 2)Chapitre 233 sur 257 · LISTE DES ANCIENS ÉLÈVES DE MALESTROIT · texte numérisé non relu

LISTE DES ANCIENS ÉLÈVES DE MALESTROIT

On lira peut-être avec intérêt la liste à peu près complète des anciens

élèves de Malestroit. Nous la donnons, telle qu'elle fut dressée, en 1873,

par M. labbé Ruault, aumônier des Frères de Ploërmel. Son travail a été

cependant complété par n(»s propres recherches.

MM. flamelin (Alexandre), de Dol, devenu prêtre habitué dans cette ville.

llouet (Mathurin), né à Rennes, mort chanoine de la métropole

de cette ville.

Oléron, de Bédée (llle-et-Vilaine),mort vicaire général de Northamp-

ton (Angleterre).

Bore ,Léon\ d'Angers, et son frère Eugène (dont nous avons parlé . Jourdain (Charles Sainte-Foi). id.

Genthon, du diocèse de Grenoble, devenu chanoine de ce diocèse. Dupeyron, de St-Etienne (Loire), professeur suppléant à Malestroit,

entré plus tard dans la compagnie de Jésus. Lesbros... originaire du Midi.

Desvillers, (Alsace). ,

Lefeuvre, de Dinan, rentré dans le monde. Alain, du département des Gôtes-du-Nord, devenu professeur à

Saînt-Méen, puis supérieur du grand séminaire de Rennes. Godin, (du Jura), devenu professeur à Juilly, puis à Saint-Méen,

enfm rédacteur d'un journal parisien.

Thébauit, de Bédée (ïlle-et- Vilaine, devenu professeur à Saint-Méen. Daguenet, de Vitré, mort en 1864, curé de Chcâteauneuf (Ille-et-

Vilaine).

Persehais, (du département d'Ille-et- Vilaine), économe de Malestroit.

puis de Saint-Méen, enfin de Saint- Vincent de Rennes, de Hercé, (de Laval, ancien maire de Laval, chevalier de la Légion

d'Honneur, devenu d'abord curé de Sainte- Trinité à Laval, puis

évêque de Nantes.

. Coquereau (Félix), du département de la Mayenne, devenu vicaire

de Laval, puis prédicateur à Paris, aumônier de la Belle-Poule

chargée de ramener de Sainte-Hélène les restes de Napoléon.

chanoine de Saint-Denis, aumônier en chef de la flotte, grand

officier de la Légion d'Honneur, mort en 1866. Gobil, du département de la Mayenne, devenu curé de Ghâteau-

du-Loir (diocèse du Mans).

Bouteloup, de Fougères, devenu professeur à Saint-Méen, puis

économe à Malestroit de 1833 à 1834.

de la Provostaye, de Redon (dont nous avons parlé). Piau, de Vitré, devenu professeur à Saint-Méen. Roussel, de Fougères, devenu professeur à Saint-Méen, mort à Dinan, Bûcheron aine, de Parce, près Fougères, devenu aumônier de

Ihospice de Saint-Méen, à Rennes.

Ilarel. devenu recteur de Cesson, près Rennes".

MM. Quris iXavier', de Poiiancé (Maine-et-Loire), dont nous avons parlé.

Rechis, de Thouars (Deux-Sèvres\ devenu profes.seur à Saint-Méen.

Morel (Jules), missionnaire au diocèse de New-York, puis publiciste.

Terworen, de Munster (Westphalie).

Thonault. de Gevezé (Ille-et-Vilaine-. rentré dans le monde.

lîiisriel, de la Chapelle-Chaussée (Ille-et- Vilaine), mort dans cette paroisse.

Massias aîné, de Plancoët (Getes-du-Nord), mort missionnaire de Rennes.

Mesnier, de Plancoët.

Thomas, de Monc(»ntour (Côtes-du-Nord).

Druel, originaire du Midi.

de Bonfils, de Valence (Drôme), ex-capitaine au 12* de ligne, chevalier de la légion d'Honneur, devenu missionnaire de Rennes^

Trideaux. de Saint-M'hervé, près Vitré.

Raminski, polonais.

Cauviri. de Rayeux. •

Leleuvre, de Rayeux.

Clievalier, de Ploubalay (Gôtes-du-Nord), devenu directeur du collège ecclésiastique de Dinan, mort recteur de Plumaugat.

Lemasson, de Saint-Méloir (Ille-et- Vilaine), ex-recteur de Saint- Marcan, auteur d'une Grammaire française.

Guillard, de Trémorel (Côtes-du-Nord), devenu missionnaire de Rennes, puis professeur d'histoire à Saint-Malo, mort prêtre habitué à Saint-Rriac.

Ruellan. de Saint-Méen, devenu médecin.

Ruelle (Eugène'), devenu juge de paix.

Poidevin de Saint-Coulomb (Ille-et-Vilaine). •

Lefrancois, de Vieuxviel (Ille-et- Vilaine).

Sourdin, principal du collège de Fougères.

Levoyer (Côtes-du-Nord), mort chanoine titulaire d'Aire, où il avait accompagné Mgr Epivent. 11 avait été auparavant professeur au collège de Dinan, puis à celui d'Oullins, près Lyon.

Houet (Julien), de Rennes, mort professeur au collège d'Oullins.

Ruault, de Ronnemain (Ille-et-Vilaine), dçvenu aumôjlier des Frères

-de Ploërmel.

Gracia", de Cesson (Ille-et-Vilaine), missionnaire aux îles Marquises, auteur d'un intéressant volume sur ces îles et sur l'Océanie orientale.

Mermet. (de Grenoble), dont nous avons parlé.

Chavin de Malan, de Dole ^Jura), dont nous avons parlé.

Houeix, de Sérent (Morbihan), rentré dans le monde.

Guyoïtiard, devenu missionnaire de Saint-Laurent-sur-Sèvre.

Rourdel, devenu vicaire à Saint-Méen.

Fricand, d'Aurillac, devenu Lazariste.

Haran, du diocèse de Saint-Flour, devenu Lazariste et professeur, puis supérieur du grand séminaire d'Albi.

Fougeray, devenu vicaire dans le diocèse de Rennes, puis missionnaire lazariste à Constantinople.

I\Ota. — Ces li'ois dcrnicis oui l'ail parlic de la congrcf^alion de' Sainl-Pierrc. Nous sonim o< lîiohis ceiiaiu (|ui!s aiciil passé par lécolo do Maleslroit.

MÉMOIRE RELATIF AU SE>iS ET A LA PORTÉE DE L'ENCYCLIQUE MIRA RI VOS

Ce Mémoire fut lu aux membres de la Congrégation de Saint-Pierre, par l'abbé Jean de la Mennais, après la publication de rEncyclique.

Nul n'est admis dans la congrégation, s'il n'a fait, au pied des autels, la promesse solennelle de demeurer invariablement attaché aux jugements du Souverain Pontife, Chef, Père et Docteur de l'Eglise universelle; donc personne moihs que nous ne peut hésiter à se soumettre pleinement e\ sans l'ombre d'ambiguité, à l'Encyclique de Grégoire XVl.

Quelques-uns n'ont vu dabord dans l'Encyclique qu'un simple acte de gouvernement, et il est vrai qu'elle est principalement un acte gouvernemental du chef de la société chrétienne; mais aussi elle renferme une exposition de principes qu'il n'est pas permis de nier, puisque le pape déclare que c'est la saine doctrine.

En quoi les opinions que nous avons soutenues y seraient-elles opposées? Qu'est-ce que le pape condamne? Qu'est-ce qu'il ne condamne pas? Examen difficile, peut-être, mais dans lequel il est nécessaire aujourd'hui d'entrer de bonne foi. Evidemment, sans cela, notre soumission serait vague, ne s'appliquerait à aucui? point particulier, et dès lors il nous serait impossible d'établir parmi nous une parfaite uniformité de sentiments et de langage. Il ne suffit pas de dire : « Je pense comme le pape », car, en disant cela, on ne dit rien, si l'on n'a pas une idée nette de ce que le pape pense et décide.

Or, je réduis les questions qui ont été soulevées dans ces derniers temps, et dont nous nous sommes spécialement occupés, à 'quatre principales : 1° la liberté de la presse; 2" la liberté de conscience; 3° le droit de résistance active au pouvoir tyrannique; 4° la séparation de l'Eglise et de l'Etat. — Je vais examiner successivement ces quatre questions, non en elles-mêmes, mais dans leurs rapports avec l'Encyclique.

1" En ce qui touche la liberté de la presse, le pape a décidé qu'elle n'est pas bonne en soi, et que l'Eglise a le droit de censurer les livres avant leur publication; donc ceux qui auraient refusé à l'Eglise le droit de censure préventive, ou qui auraient cru que la liberté de la presse est une chose lionne dans tous les temps et dans tous les lieux, se sont trompés; mais on ne s'est pas trompé quand on a défendu la liberté de la presse comme nécessité des temps actuels, et précisément parce que l'Eglise ne peut plus efficacement exercer son droit. N'ayant à choisir qu'entre la censure des gouvernements athées et la liberté de la presse complète, on peut fort bien préférer celle-ci, parce qu'il est certain que, sans elle, il y aurait oppression de la vérité. Et, de fait, il est bon de remarquer que le pape ne réclame en aucune manière le droit de censure pour les princes : ce droit ne leur appartient réellement pas, surtout iorscfu'ils prétendent distinguer ce qui est vrai de ce qui est faux, indépendamment de l'Eglise, comme ils le font presque tous aujourd'hui. Que serait-ce qu'une censure de la police, sinon un Saint-Office d'impies? 2° Le pape s'élève avec force contre ce qu'il appelle la liberté de Verreur. En effet, la liberté de mal penser, de ipal dire ou de mal faire n'est un droit pour personne; autrement toute restriction mise à cette liberté monstrueuse serait un crime, puisqu'elle serait une violation manifeste d'un droit inhérent à l'humanité. C'est dans ce sens que Pie YI a condamné la Déclaration des droits de l'homme^ et le langage de Grégoire XYl n'est

pas différent du sien. Il suit de là que ce serait une témérité de blâmer ce qui a été fait par l'Eglise elle-même, dans d'autres siècles, pour empêcher l'erreur de prévaloir, ou de nier qu'elle ne pût encore faire la même chose dans des circonstances semblables. Mais Grégoire XVI a-t-il décidé, d'une part, que la liberté de conscience n'est pas un besoin de la société dans son état présent, et, d'autre part, que cet état doive changer dans l'avenir ? Nullement : l'Encyclique ne nous oblige à rien croire là-dessus.

Une question secondaire se présente ici. Peut-on en conscience demander la liberté des cultes et la liberté d'enseignement égale pour tous ? Je réponds : non, on ne le peut pas, si, en faisant cette demande, on suppose que chacun a le droit essentiel d'enseigner ce qu'il veut et d'adorer Dieu comme il lui plaît. Je réponds : oui, on le peut, sous un gouvernement dont la maxime fondamentale est. que l'Etat est athée et doit l'être, car, sous un pareil gouvernement, vérité, erreur, sont des mots vides de sens, et, par conséquent, la liberté égale pour tous est la loi de justice, qu'il est bien permis d'invoquer, sans en adopter le principe, puisque l'Eglise elle-même reçoit le serment de la faire observer. Charles X. dans son sacre, en jurant de gouverner suivant la charte, n'a-t-il pas juré de protéger également toutes les religions ? Assurément, il n'entendait pas dire par là qu'elles fussent à ses yeux toutes également bonnes, mais il s'engageait, comme roi. à ne gêner le libre exercice d'aucune. Or, s'il est permis au prince de prendre cet engagement, il doit être permis aux sujets de demander qu'il y tienne.

3° Le pape condamne la révolte et tout ce qui a le caractère de sédition, dans le cas même où il y aurait un juste sujet de plainte ; ainsi, jamais, sous quelque prétexte que ce soit, on ne doit faire ni trames, ni complots contre les princes : voilà la règle conservatrice de l'ordre public, et sans laquelle il serait perpétuellement troublé par des soulèvements et des violences.

Mais ceci n'est pas en contradiction avec l'enseignement des plus célèbres théologiens : Saint Thomas, Soto, Molina, Navarre, Covarruvias, Sylvius, Lessius, Bellarmin, Suarez, etc.

Aucun ne fait dériver la souveraineté temporelle de la force, comme si elle était le titre unique des princes à l'obéissance des hommes ; au contraire, ils enseignent que les droits du pouvoir, quelle que soit la forme du gouvernement, sont fondés sur l'assentiment commun ; que ces droits ce;isent d'être légitimes quand ils sont exercés contre l'intérêt général, et qu'enfin lorsque la tyrannie est portée à un excès intolérable, et qu'elle entraîne la ruine de la communauté, l'autorité publique qui représente la nation peut retirer au prince le pouvoir dont il abuse, parce que le pouvoir, quoique venant de Dieu, est toujours subordonné aux conditions que nous venons de rappeler.

4" Le pape déclare qu'il voit plus d'inconvénients que d'avantages à la séparation de l'Eglise et de l'Etat; donc, nous irions contre la volonté du Chef de l'Eglise, c'est-à-dire de celui à qui Jésus-Christ en a confié le gouvernement, sj nous réclamions avec de nouvelles instances cette séparation. J'observe encore que, dans la lettre citée ci-dessus ;11, le cardinal ne se plaint que de ce que cette question a été traitée devant le public : il ne condamne point l'opinion en elle-même, et, en effet, tout le monde sait que le pape a approuvé pour la Belgique ce que nous désirions pour la France.

D'après cet exposé, la conduite que nous avons à tenir est celle-ci :

1° Ne jamais balancer à déclarer, lorsqu'on nous en parlera, et alors seulement, que nous sommes pleinement soumis à l'Encyclique,

(I) La Icllrp adressée à Félicité do la Monnais, ap-^s rKiicyclitjiio Mirnri vo^, par le cardinal Pacca.

et, par conséquent, ne jamais dire un mot qui tende à diminuer son autorité et le respect qui est dû au Giief de l'Eglise.

2° Eviter d'en donner des interprétations, parce que les esprits sont si prévenus, qu'il n'y a aucun espoir de leur en faire comprendre aucune.

3° Etre, devant Dieu, dans la disposition sincère d'abandonner franchement les interprétations mêmes qui nous paraissent les plus satisfaisantes et les plus claires, si elles ne se trouvent pas d'accord avec celles que le pape donnera lui-même de son jugement. — Pièce inédite. — Archives des Frères.

PROJET D'ASSOCIATION ENTRE D'ANCIENS MEMBRES DE LA CONGRÉGATION DE SAINT-PIERRE

M Au nom de la très sainte Trinité, Père, Fils et Saint-Esprit.

Après avoir passé quelques jours dans la prière et dans la retraite, pour examiner devant Dieu de quelle manière nous pourrions contribuer davantage à sa gloire, et rendre à l'Eglise plus de services,

Considérant : 1° que déjà la Providence nous a appelés à prendre part à plusieurs œuvres qui s'accroissent et se développent chaque jour, mais

3ui pourraient difficilement se soutenir et se perpétuer si nous les abanonnions entièrement à elles-mêmes ;

2" Que, dans ce moment, nous sommes sur le point de fonder des établissements nouveaux, dont le succès dépend de la parfaite union qui régnera entre nous, union qui elle-même ne peut exister qu'autant que nous agirons sous une direction commune, et que nous serons attachés les uns aux autres par des liens sanctifiés par la religion;

3° Que diverses circonstances inattendues semblent nous avertir qu"il entre dans les desseins de Dieu que nos œuvres s'étendent prochainement hors le pays dans lequel, jusqu'ici, nous les avons renfermées ;

4° Que plusieurs évêques éminents par leur science et leur piété et des prêtres remplis de lumières et de zèle approuvent et encouragent nos efforts ;

5° Que la plupart d'entre nous restent en Bretagne, mais que d'autres sont sur le point de s'en éloigner pour faire ailleurs le môme bien, et peut-être, nous l'espérons, un bien plus grand ;

Désirant que cet éloignement ne soit pas une séparation, mais qu'il contribue, au contraire, à nous unir plus intimement en Celui à qui appartient l'univers entier, et tout ce q^i Vfiahite; de sorte que, placés à de grandes distances, nos travaux ne soient pas isolés, et que nous puissions compter les uns sur les autres pour atteindre plus sûrement le but commun.

Nous avons résolu de faire vœu et nous faisons vœu de nous consacrer pendant trois ans, sans aucune vue d'intérêt humain, à toutes les bonnes œuves dont nous sommes déjà chargés, ou que nos moyens nous permettront d'entreprendre, sous la direction du chef que nous aurons élu à la majorité des voix, ou que nous élirions de nouveau en cas de mort.

APPENDICE :ial

lui promettant pleine et entière obéissance. Pendant ces trois années, des constitutions seront faites, et, après que nous les aurons examinées et discutées, nos engagements pourront devenir définitifs, avec Tapprobation de l'autorité ecclésiastique.

Nous promettons une pleine et entière soumission d'esprit et de cœur au jugement de N. S. P. le Pape, Père et Docteur de tous les chrétiens: prosternés aux pieds de la très sainte Vierge, nous la prions humblement (le bénir nos travaux, et nous la choisissons pour notre principale Patronne ».

Ploërmel, 17 septembre 1835.

J.-M. DE LA MEiNNAIS. — RoilKBACHER. — RlAI LT. — A. MaSSIAS. — HOUET

— BoLTELOCP. — Chevalieu. — Le Massox. — p. .Mermet.

Fix i)ic: tome phemieh.

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Avertissement i

Lettres d'approbation ni

Lettre-Préface xxiii

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