‹ Jean-Marie de la Mennais, 1780-1860 (volume 2)Chapitre 5 sur 257 · LETTRE DU T. REV. PERE NOUVELLE · texte numérisé non relu

LETTRE DU T. REV. PERE NOUVELLE

SUPÉRIEUR GÉNÉRAL DE l'oRATOIRE

Paris, le 8 octobre 1902.

Mon cher Père,

En acceptant d'écrire la Vie de Jean-Marie de la Mennais, et en menant ce travail à bonne fin, vous avez fait œuvre éminemment oratorienne, car cette vie est éminemment propre à raviver dans les âmes le sens de la perfection sacerdotale, à rendre plus ardent le désir de la poursuivre.

« Zèle de feu, courage de fer », telle fut la devise de ce prêtre admirable. Vous nous montrez, par la multitude et la grandeur de ses œuvres, que cette devise, il l'a pleinement réalisée.

«'Releveur de ruines », son zèle a embrassé une tâche immense, son courage la lui a fait pleinement accomplir.

Vicaire capitulaire de Saint-Brieuc, il restaure, dans les paroisses du diocèse, la vie chrétienne, par l'établissement de congrégations pieuses d'hommes et de femmes. Il ressuscite la vie monastique, en rétablissant plusieurs communautés de religieuses. Il assure l'instruction de la jeunesse par la fondation de nombreux collèges. Il prépare à l'Eglise des prêtres saints et savants, en créant la congrégation de Saint-Pierre et la maison d'études ecclésiastiques de Malestroit.

Et. quand la condamnation de Féli emporte les œuvres de haut enseignement fondées par les deux frères, et détermine Jean-Marie à se démettre de toutes ses charges éclatantes, il se donne tout entier aux deux congrégations de Frères et de Sœurs qu'il a créées pour l'instruction des jeunes filles pauvres et des enfants des campagnes. Il meurt enfin, à quatre-vingts ans, bénissant près de mille Frères formés par lui aux vertus de leur état, et plus de cinquante mille* enfants.

Dans les épreuves que nous traversons et qui voi\t à ruine-r les œuvres d'éducation chrétienne, combien seront nécessaires dans le clergé des âmes toutes remplies du u zèle de feu, du courage de fer » qui expliquent les grandes œuvres de Jean-Marie de la Mennais !

Puisse votre livre contribuer à les susciter!

LETTRES ÉPISCOPALES vu

Veuillez agréer, mon cher Père, Texpression de mes sentiments les plus cordialement dévoués en N.-S.

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