LA CONGRÉGATION DE SAINT-PIERRE
Pondant ces années si remplies, M. de la Mennais partage son temps entre Ploèrmel, Saint-Méen, Rennes et la Chesnaie. Mais c'est à Ploèrmel, an milieu de ses (( Petits Frères » qu'il réside d'ordinaire.
Chose merveilleuse! parmi des occupations aussi variées, on peut dire aussi disparates, son activité se décuple. Il suffit à tout; bien plus, il embrasse par la pensée de nouvelles œuvres.
Son rêve de société ecclésiastique est réalisé. Il a entre les mains un groupe de prêtres intelligents et laborieux, presque tous appliqués aux missions ou à l'enseignement. Qu'à ces hommes d'action viennent se joindre des hommes d'étude, et alors, ne sera-ce pas cette « association » qaé tant de fois son frère et lui ont appelée de leurs vœux? Ges pensées le hantent, surtout lorsqu'il revient de la Chesnaie après une conversation avec Féli.
Celui-ci en est encore à ses projets d'école. En 1821), il réside seul dans son manoir avec l'abbé Gerbet, mais il médite toujours de s'associer déjeunes prêtres instruits et même des laïques disposés à faire campagne avec lui contre le gallicanisme.