SUPÉRIEUR GÉNÉRAL DE L'ORATOIRE
Paris. le s octobre 1902.
Mon Cher Père,
En acceptant d'écrire la Vie de ■fcnu-Maric de la Mennais, et en menant ce travail à bonne fin, vous avez fait œuvre éminemment oratorienne, car celte vie est éminemment propre à raviver dans les amas le sens de la perfection saoerdbfeale, à rendre plus ardent le désir de la poursuivre.
« Zèle de l'en, courage de Fer », telle fut la devise de ce prêtre admirable. Vous nous montrez, par la multitude el la grandeur de ses œuvres, «pie cette devise, il l'a pleinement réalisée.
« Releveur de ruines >>, son zèle a embrassé une tâche immense, -on courage la lui a l'ait pleinement accomplir.
Vicaire capitulaire de SaintéBrieuc, il restaure, dans les paroisses du diocèse, la vie chrétienne, par l'établissement de congrégations pieuses d'hommes él île Femmes. Il ressuscite la vie nionasl iqne, en rétablissant plusieurs communautés de religieuses. Il assure l'instruction de la jeunesse par la fondation de nombreux collèges. Il prépare à l'Eglise des prêtres saint- el savants, en créant la congrégation de Saint-Pierre el la maison d'études ecclésiastiques
de Malesln.it.
El quand la condamnation de E'Ii emporte les œuvres de liant. enseignement fondées par les deux Frères, el détermine Jean-Marie ù -e démettre de toutes ses charges éclatantes, il se donne tout entier .111 \ deux congrégations de Pièces el de Sœurs qu'il a créées pour l'instruction dès jeunes filles pauvres el des enfants des campagnes. Il h ri enfin, à qtiatre-vingts ans, bénissant près de mille
Frères formés par lui aux vertus de leur état, el plus de cinquante mille enfants.
Dans le- épreuves que nous traversons el qui vonl à ruiner les œuvres d'éducation chrétienne, combien sefonl nécessaires dans le clergé des âmes toutes remplies du << zèle de feu, du courage de fer » qui expliquent les grandes œuvres de Jean-Marie de la Mennais!
Puisse votre livre contribuera les susciter!
LETTRES EPTSCOPÀLES vu
Veuillez agréer, mon cher Père, l'expression de mes sentiments les plus cordialement dévoués en N.-S.