‹ Jean-Marie de la Mennais, 1780-1860Chapitre 17 sur 260 · LES FRÈRES APRÈS 1830. LA LOI DE · texte numérisé non relu

LES FRÈRES APRÈS 1830. LA LOI DE

Malgré la bienveillance relative des derniers ministres de Charles X, M. de la Mennais avait vu tomber sans trop d'émotion le trône du vieux monarque. Comme tant d'autres, il avait trop espéré, jadis, du retour des Bourbons, et ce n'est pas sans amertume qu'il avait dû se rendre à l'évidence. En voyant le gouvernement reprendre les vieilles prétentions gallicanes et céder devant les passions sectaires, il s'était, plus que jamais, résolu à placer les intérêts religieux au-dessus des questions dynastiques. Aussi se ralliait-il sans difficulté au nouveau pouvoir, qui venait d'inscrire dans la Charte la promesse de la liberté d'enseignement.

Au lieu de lui tendre la main, les hommes de 1830 accueillirent avec froideur ses loyales avances. Les ministres Laffitte et Casimir Périer étaient hautement favorables à Finstruction primaire; mais, en dépit de la Charte, ils réservaient leur bienveillance aux maîtres laïques, et se défiaient de toutes les associations religieuses, qu'ils croyaient, plus ou moins affiliées aux Jésuites.

Us ne reculèrent point, tout d'abord, devant les vexations. Lorsque M. de la Mennais vit que, sous prétexte d'égalité, on prétendait astreindre ses Frères à payer la

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