‹ Jean-Marie de la Mennais, 1780-1860Chapitre 187 sur 260 · DEUILS DE FAMILLE. LA MORT DE FÉLI · texte numérisé non relu

DEUILS DE FAMILLE. LA MORT DE FÉLI

A voir l'aisance de M. de la Mennais dans la lutte que nous venons de décrire, on l'eût volontiers cru libre de tout autre souci. Il n'en était rien. Les lettres qu'il écrivait de tous côtés pour sauver ses écoles étaient bien souvent mouillées de larmes : larmes de regret sur la mort de ses proches inopinément rappelés à Dieu, larmes d'angoisse à la menace d'un malheur irréparable, qu'il craignait depuis vingt ans.

11 a connu toutes les tortures morales pendant les années qui ont précédé la chute de Féli ; celles qui précèdent sa mort lui ramènent un martyre que rien désormais n'allégera plus.

Jusqu'à la fin, la main de Dieu sera sur ce juste, et jusqu'à la fin, comme le Juste de l'Idumée, il espérera en celui qui l'accable (1). Parcourons les dernières étapes de cette voie douloureuse.

M. de la Mennais écrivait, le 31 mai J8ol, à la supérieure de la Providence de Combourg : « Il a plu au Seigneur de mc^frapper bien durement. J'ai perdu, en

(2j Eliarnsi occiderit we, in ipso sperabo. — job, xiii, 15.

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