‹ Jean-Marie; drame en un acte, en versChapitre 11 sur 23 · SCENE QUATRIEME · texte numérisé non relu

SCENE QUATRIEME

THÉJ^ÈSE, JE AU^-m A\IE.

Jean-Marie apj-arait dans le fond, puis s'arrête sur le seuil pour contempler Thérèse. — Tout à coup la jeune femme se retourne et lève en poussant un cri.

Thérèse.

Ah!

C'est moi, ma Thérèse!... 0 shère fiancée, C'est bien moi!

Thérèse, tremblante.

Jean- Marie, s'éUnçant vers elle.

Enfin, je te revois!

Mes mains peuvent serrer tes ?nains! T entends ta voix/... J'ai voulu te surprendre ici, saris rien t' écrire. Aussitôt que j'ai pu, f ai quitté le navire. Et comme un étranger passa?it dans le faubourg. J'ai pris à travers cha?nps le chemin le plus court. Quel beau temps! Le ciel bleu riait parmi les feuilles y Et les buissons étaient Jleuris de chèvrefeuilles... A l'aspect des ajoncs tout baignés de soleil, Dans mon cœur il s'est fait comme un joyeux réveil, Et quand j'ai reconnu derrière la ramée Ton vieux toit d'où sortait un filet de fumée, Quand j'ai franchi d'un bond la clôture de houXj Tout à coup j'ai senti Jléchir mes deux genoux Et j'ai failli tomber de bonheur!

I! V'nterroraot et regarde Thérèse.

Alais, toi-même j Thérèse, te voilà saisie et toute blême f Ton regard fuit le mien, ta main tremble... As-tu peur?

Thérèse, d'une voix faible.

Dans le premier moment, comme un rejlet trompeur.

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