FRANÇOIS, LOUIS, HENRI, OUVRIERS, SERVANTES
HENRI
Accroche ici cette guirlande...
Fais-la passer sous ce drapeau !
Admirable î
LOUIS
HENRI
Fait sur commarde !
1er OUVRIER Allons, l'atelier sera beau !
LOUIS
Ce n'est plus qu'un feston; ce n'est qu'une astragale! Notre échope, en palais, vient de se transformer.
(A Henri)
Sur le trottoir, j'ai mis quatre feux de Bengale. Il ne faudra les allumer Que loisque nos gens, pour la fête, Arriveront, musique en tête.
3S Jean-Michel
HENRI {à François)
Où donc est Jean ?
(François ne répond pas)
LOUIS
Jean' Qui voit encor Jean?
(Haussant les épaules)
Il erre dans la rue ainsi qu'une âme en peine ; Je n'aurais jamais cru que cette Madeleine Eut pu lui prendre ainsi le cœur.
HENRI
C'est affligeant !
Elle brûle en ses yeux, la fièvre qui les creuse !
LOUIS (ai'ec indignation)
Se désoler ainsi pourquoi?.,. Pour une gueuse.
(François fait un ?nouTenient ne7veux)
FRANÇOIS
Et depuis la Noël ils ne se sont plus vus?...
HENRI (secouant la tête)
La trame se rompt quand certains fils sont rompus !
FRANÇOIS (sombre)
A leur âge, le cœur volontiers... s'inquiète... Bah !... ce n'est après tout que chagrin d'amourette. (Hubert entre par le jond) Silence... le patron!...