QUELQUES CONVIVES
Trinquons... buvons à fond!
TOUS Adopte par toute la table !
HENRI
Je bois, Mesdames, à l'amour !
JEAN (aire anirrtumr)
Je l)()is à l'amour véritable, Celui qui ne dure qu'un jour!...
JEAi\'. — ENSEMBLE
Ah ! triple fou tu croyais à l' amour î Aveux, serments, baisers, tout est risée. Oui, tout espoir m'a quitté sans retour : Ah! Madelon!... oui, ma vie est brisée!...
FRANÇOIS (à Martha)
Encore du boudin ?
MARTHA (fâchée)
Tu me dégoûtes !
LOl-IS (à Martha)
Vous avez tort ; je vous dis que c'est bon !
MARTHA
Zut !
HENRI (à la voisine)
Voulez-vous du vin ?
PALMYRE (tendant son verre)
Oui!...
BABETTE (de même)
Quelcjucs gouttes.
FRANÇOIS (insistait)
Du vol au vent ?
MARTHA
Je t'ai dit : Zut !
FRANÇOIS
Guenon I
jo Jean-Michel
JÎABETTE (le menaçant d'un soufflet) Je vais rapprendre à parler bien aux femmes !
TOUTES LES FEMMES (se levant)
Elle a raison !
LOUIS (voulant intervenir)
Laissez-le s'expliquer!
LES FEMMES Non! non! jamais!...
HUBERT (se levant)
Hé ! du calme, Mesdames î
LOUIS ET SES VOLSINS (s' interposant) Hola ! la paix !
Oh! mais... c'est assommant î
Oh ! c'est une dispute !
Eh ! voyez donc là-bas...
Les femmes sont en lutte.
Oh ! que c'est gai dans un repas !
(Orchestre dans la salle de bal)
LOUIS (venant de la salle de bal)
En place ! En place! ça commence I Allons ! l'orchestre vous attend!
TOUS Hourrah ! En avant pour la danse !
Jean-Michel 5f
UN GARÇON L'avant-deux sera palpitant !
(Tous les convives^ à la tête desquels se trouve Louis ^ se tenatit 'par la main^ -pénètrent en chantant dans la salle du fond. On entend le quadrille)