SCENE III
LES MEMES, HUBERT (arrivant -péniblement)
HUBERT
(H entre, contemple la scène et se précipite vers Madeleine
évanouie)
Trop tard, peut-être .?
JEAN
(Les yeux pleins de larmes; il fait signe à Hubert de gar der le silence).
Chut! elle dort!...
(A Hubert)
De l'air... Entr'ouvrc la fenêtre!
(Elle ouvre les yeux et, comme sortant d^un rôve) Ecoute... Jean... les voix du ciel Chantent en chœur l'hymne étemel Du Christ, pour nous, descendu sur la terre...
JEAN (tendrement la soutenant) Oui ! la nuit de Noël !...
HUBERT 'à f)art)
O fille chère !
JEAN
(A Madeleine, dont le regard est fixe et hagard) R^arde-moi ! erxtends ma voix...
MADELEINE (mystérieuse)
(Elle se soulève lentement, comme en extase, les yeux tournés vers le ciel)
Mon corps, porté sur un pavois.
Montait dans la nuit étoilée ; Et j'allais avec l'Assemblée Des Vertus et des Séraphins Chanter au ciel des chants divins...
(Elle s^afproche de la fenêtre restée ouverte; Jean, effrayé, revient frès de son grand-fère).
Ecoute, Jean ! le chant que la brise m'apporte !...
(Puis, à Jean et à Hubert qui la regardent avec effarement)
Pourquoi me regarder tous deux?...
Madeleine est morte... Son âme monte aux cieux !
Vois!... ce cortège blanc !
HUBERT
Mon pauvre enfant !
JEAN (au fère Hubert, avec effroi)
Morte l:
Le rideati tombe lentement.