‹ Jean-Michel; comédie lyrique en quatre actesChapitre 33 sur 34 · M A D E L E I N E, JEAN · texte numérisé non relu

M A D E L E I N E, JEAN

MADELEINE (dttne voix ctouffce)

fean! !.

(Grand silence)

JEAN

Oui... C'est moi... ]îardonne...

J'étais fou... je comprends tout aujourd'hui! Je fus cruel... pour toi... si bonne ! Pardon... hélas ! je fus trompé par lui !

(Il veut .s'approcher de Madeleine)

J ean-Michel 6i

MADELEINE

(Elle est craintive^ tremblant que J can uetiille encore la faire souffrir.)

Ne me torture plus... je t'en supplie... Si tu savais tout ce que j'ai souffert!,..

De tes soupçons... de ta folie...

Et de honte, mon front s'était couvert !...

Je voulais, ô délire !

Te haïr, je ne pouvais !

Je voulais t' oublier, je voulais te maudire, Ne plus me souvenir, ne te voir plus jamais !...

(Portant ses deux mains à sa poitrine)

Ah ! ce mal me déchire !

J'étouffe... si tu savais!...

JEAN (s'a-p-prochant d'elle)

Va ! si, par moi, ton cœur a connu la souffrance, Il connaîtra par moi, maintenant, le bonheur !

MADELEINE (désespérée) Ah ! mon cœur est brisé !...

JEAN (tendre et empressé)

Non! gard3 l'espérance!...

MADELEINE (haletante) Je me sens défaillir !

JEAN (la soutenant)

Ne crains rien ^ la douleur Va s'apaiser...

MADELEINE (défaillante)

Un voile sombre Semble passer devant mes yeux...

JEAN (caressant)

Mon amour dissipera l'onibre,

Le ciel va briller radieux!...

Va ! Madelon ! les larmes sont taries.

Et l'avenir n'a plus que d'heureux jours!..

MADELEINE (avec douleur) Ah ! je souffre !

JEAN (doucement)

Oui, comme des fleurs meurtries.

Nos âmes ont souffert ; mais, pour toujours, Elles vont refleurir...

(Madeleine s'affaisse dans les bras de Jean.)

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