‹ Jean Molinet: La Vie - Les ŒuvresChapitre 14 sur 157 · Arch. du Nord, B 9920, fol. 38 recto · texte numérisé non relu

Arch. du Nord, B 9920, fol. 38 recto

4, La Chambre des Comptes de Lille était alors transférée à Malines.

5. Arch. du Nord, B 17777 ; nous devons ce document à la gracieuse cbligeance de Mie

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obligé de s'exécuter. Pour l’année 1497, il signale que monseigneur voeli que enthierement il [Molinet] soit payé ; pour l’année suivante, il remarque que la pension de Molinet n’est pas restraincte, veu son anchienneté et que son estat est labeur de corps. Au reste, il ne devait payer le chroniqueur que jusqu’en l'an 1500 !.

À partir de 1501, Molinet figure de nouveau dans les Registres de la Recette générale du Hainaut. Jusqu'à la fin de sa vie, il toucha régulièrement son salaire, sauf en 1505 où il n’en reçut que la moitié, mais il fut remboursé l’année suivante ?.

Dans la dernière partie de sa vie, Molinet profita des largesses de Philippe le Beau. Dès le 20 juin 1499, il était gratiñé de dix-neuf livres, dix sols, en considération des bons et agreables services que lui faisoit journellement, mesmement pour emploier en l'achat de bon drap pour en faire une robe et autres habillemens *. Des lettres patentes du 16 septembre 1501, nous font connaître un nouveau présent de l’archiduc d'Autriche. Molinet reçoit une gratification de cinquante livres pour un ouvrage quil a fait à l'éloge du prince * : il s’agit vraisemblablement de la MNais-

E. Lancien, qui l’a découvert tout récemment. Sur l'importance du grand Conseil et du Conseil privé sous Philippe le Beau, voir Andreas Walther, Die Bursundischen Zentralbehôrden unter Maximilien 1 und Karl V (Leipzig, 1909), 20-21.

1. Année 1497 : Arch. du Nord, B 9921, fol. 34 verso : année 1498: B 9922, fo], 37 verso : année 1499, B 9923, fol. 34 recto ; année 1500, B 9924, fol. 36 recto.

2. Archives du Royaume de Belgique, Chambre des Comptes, n° 3198 : À maistre Jehan. Molinet, chroniqueur de mondit seigneur, lequel semblablement solloit estre assigné sur la recepte de Valenciennes et presentement il est assigné sur ceste receple, pour une annee eschute le XVI° jour d'apvril après Pasques, l'an mil VC et ung, lesdits C escus qui font II° XL I. t. Une mention identique se retrouve jusqu'en 1507 : Arch. du Nord, B 8073, fol. 57 recto (1502) ; B 8074, fol. 52 recto )1503) : B 8075, fol. 63 verso (1504) : B 8076, fol. 63 recto (1505) ; B 8077, fol. 69 verso (1506) ; B 8078, fol. 56 recto (1507).

3, Arch. du Nord, B 2165, fol. 201 recto ; cf. la quittance, B 2167, n° 71841 : ce sont les premiers documents où Molinet est qualifié de prêtre. À propos d'achat de drap, Adrien du Hecquet, Peripetasma, fol. ITIT verso, raconte une plaisante histoire : Philippus, Caslilliae rex, Caroli Quinti Caesaris pater, viginti sex Philippicos ei, ut {unicam emeret, dono dederat. Venit is gaudio gestiens ad eum cujus erat nummos numerare ; porrigit ille solum tredecim. Molinetus tacitus submurmurans et indignatus discedit : emit quatiuor panni ulnas ac his mediam tunicae talaris partem jubet confici per sartorem ; repetit regiam sic mutilus et altero solum humero vestis parte lecto ; occurrunt aulici, circumspiciunt. Ille recla accessit ac regem ipsum, ut deccbat, salutavit. Rex videns illum, partim honeste cultum, partim adhuc lacerum, petiil quaenam esset ea vestis ridicule forma. Respondit : Regia liberalitas me viginti sex Philippicis donarat, ut tunicam talarem novo panno mihi compararem at tredecim solum recepi, quibus empta est haec tunicae pars ; quum reliqui tredecim accedent, alteram partem adjiciam, veniamque veste integra tectus. Risit princeps humanissimus et dure objurgans æconomum, addito et allera eris parte, vestivit totum Molinetum. Vraie ou fausse, l’anecdote témoigne de l'esprit mordant de Molinet.

4. Archives du Nord, B 2174, n° 72357 : et vous mandons par ces presentes que vous faictes payer et delivrer a maistre Jehan Molinet la somme de cincquante livres. en consideration

sance de Charles d'Austrice, qui fut imprimée, à cette époque, par Jehan de Liège, à Valenciennes. Vers la fin de septembre 1501, Molinet eut encore douze I. t., en récompense de ce qu'il avait fait pour Marguerite d'Autriche, lorsque, fiancée au duc Philibert, elle passa par Valenciennes pour se rendre en Savoie !.

Philippe le Beau même s'intéresse aux Chroniques rédigées par son historiographe : en juin 1502, il ordonne au comte Englebert de Nassau, son lieutenant général, de les lui faire parvenir ?. Le 16 février 1503, il fait à son chroniqueur un nouveau don de dix livres, pour certaines causes a ce le mouvans, dont il ne veult autre declaration icy estre faite ®.

Les honneurs mêmes ne manquaient pas à Molinet. Des 1497, il était conseiller de l’Archiduc ; en 1504, l'empereur Maximilien, par lettres patentes, l’anoblit . Alors que son maître Chastellain avait été nommé Chevalier de la Toison d'or, il obtint des armes parlantes, dont il fut le premier, sans doute, à s'amuser °.

Enfin le 29 janvier 1505, Molinet put encore disposer de six livres pour employer en l'achat de drap noir, pour en faire une robe de deul*. A cette date, en effet, Philippe le Beau, fit célébrer, avec la plus grande magnificence, en l'église de sainte Gudule, à Bruxelles, le service mortuaire de sa belle-mère, Isabelle, reine de Castille 7.

Les fonctions d’historiographe étaient absorbantes et pénibles. Dans les documents que nous avons cités, les gens des finances constatent, à

ce que presentement il nous a presenté en don ung livre qu'il a fait et composé a nostre louenge…. :

cf. la quittance, B 2175, n° 72509.

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