‹ Jean Molinet: La Vie - Les ŒuvresChapitre 59 sur 157 · OURS · texte numérisé non relu

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Stace subit le même traitement !. L'œuvre des poètes peut se comparer à une noix : /n nuce enim duo sunt, testa et nucleus ; sic in carminibus poeticis duo, sensus litteralis el misticus. Latet nucleus sub testa, latet sub sensu litterali mistica intelligentia ?. L'influence de Fulgence fut grande et durable, comme en témoigne le grand nombre de manuscrits qui, du IX° au XII siècle reproduisent ses œuvres .

À partir du XIII siècle, les Métamorphoses d'Ovide furent enrichies de commentaires moraux. On eut d’abord un traité intitulé /ntegumenta Obvidiana : 11 comprend 249 distiques et doit être de Jean de Garlande. Il faut citer ensuite les Expositiones de Thomas Walleys et le Commentaire latin de Nicolas Trivet.* Le franciscain Jean de Ridewall écrivit, dans la première moitié du XIVE siècle, un Fulgentius Metaforalis, où les dieux et les déesses sont les symboles des vertus et des vices, mais 1l composa aussi un ouvrage qui avait pour titre : Ovidii Metamorphoseos CCXVIII fabule moraliter exposite ©.

L'œuvre la plus célèbre en ce genre est l’'Ovide moralisé. On ne saurait trop insister sur l'importance de ce poème anonyme qui comprend environ 70.000 vers. D’après les dernières recherches, on pourrait en placer la composition avant 1305 5. Dans le prologue l’auteur marque bien son dessein, v. 44-59 :

Qui le sens en porroit savoir, La veritez seroit aperte,

Qui soubz les fables gist couverte.

Ne puis pas faire mencion

De chascune exposicion

Des fables, quar trop i metroie Et les auditors greveroie ; :

Trop seroit longue la matire, Si ne porroie tant escrire ; Mes les mutacions des fables Qui sont bones et profitables,

1. Les mss. portent le titre : S. Fulgentit episcopi super Thebaïden. Skutsch a démontré qu'il s’agit d’un seul et même écrivain (Pauly- Wissowa, Realencyclopédie, XIII, 225).

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