Histoire littéraire de la France, XVII
3. Caesar Iburg, Ueber Metrum und Sprache der Dichtungen Nicole de Margivals nebst einer Kritischen Ausgabe des Ordre d'Amour, Romanische Forschungen, XXXI, 454.
4. À. Langfors, Li Ordre d'Amours, Mélanges A. Jeanroy (Paris, 1928), 673-676.
noie
Les drois parfaitz religieux Du Belistre sont roupieux, Maleureux, quetivailles, Foireux, roigneux, ripeux, Mmorveux, Fruleux, poulleux et mousquilleux, Tigneux armés d’escailles, Borgnes, esbourbellés, hideux, Morfondus, escloppeux, boiteux, Crochus, bochus, pendailles, Povres, cuppelés (lis. cus pelés), loqueteux, Truans, cocquins, paillars honteux Et gens de witefaille.
L'œuvre du grammairien latin Aelius Donatus eut, au moyen âge, le plus grand renom. Elle se présentait sous deux formes : la première, dénommée Ars Minor, était disposée par demandes et par réponses ; elle étudiait les huit parties du discours et les conjugaisons actives et passives ; la seconde, appelée Ars Major, définissait d’abord le mot, la lettre, la syllabe, les pieds, les accents ; puis venait une paraphrase de l’Ars Minor, abstraction faite des conjugaisons ; un dernier développement traitait des défauts d’élocution et des figures de style !. Au moyen âge, on enseignait la grammaire latine aux enfants, d'après le Donatus Minor, traduit en langue vulgaire ?. Ce traité fut très répandu :on en vint même à désigner par donat ou donnet une grammaire élémentaire. On fit mieux : comme on donnait des gloses chrétiennes de termes grammaticaux Ÿ, Jean Gerson composa un Donatus Moralisatus qui, avant 1500, fut imprimé souvent.
Molinet écrivit, à son tour, un Donnet, mais il remplit à sa façon un cadre traditionnel. Passant en revue les parties du discours, il fait d’amusantes confidences, surtout quand il arrive aux conjugaisons, v. 481-488 :
Amo, j'aime le lit parfond Bien mol et parfonde escuelle, Ainsi que les bonnes gens font, Qui non plus force corporelle,