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au siège de Neuss avec Charles le Téméraire, usa sans doute de son crédit pour lui faire obtenir la charge de chroniqueur, que la mort de Chastellain laissait vacante. Vers l'an 1500, il entreprit de moraliser le Roman de la Rose, sur les instances de Philippe de Clèves, seigneur de Ravestain, mais à ces puissants personnages, Molinet n'adressa point de remerciements versifiés, ou du moirs ils n’ont pas été conservés. Par contre, 1] composa une Oraison de saint Ipolite en l'honneur d’'Hippolyte de Bertholz, maître de la Chambre des Comptes de Lille !. D'autre part, dans ses Gaiges retrenchiés, il souhaite qu’un fort baudet, chargé de fin froment, vienne à son petit moulin. Ce baudet est très vraisemblablement Baudouin de Lannoy, seigneur de Molembaix, capitaine du Château de Lille ?. Comme d'ordinaire, Molinet fait un n calembour sur le nom, v. 65-70 :

Puissant baudet, de l’annoy verd issus, Fort et tissus en tres noble maison, Par ta proesse, honneur, sens et vertus, As tu sentu grand bien, et sy es tu Bien advestus de la noble thoison :

Soutiens a ton Molinet le menton...

Un autre grand personnage, Pol de Mol, était lieutenant du gouverneur de Lille ?. Quand il se maria, Molinet lui envoya une poésie comme revid ou cadeau de noces. Après avoir énuméré plaisamment tous les ennuis du mariage, il termine par une allusion grivoise, v. 113-120

Mais se j'ay fourment fin et net, Et mes vollans vœullent voler Tourner feray mon molinet,

Qui vous fera du papinet,

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