DR THEATRE VU
ventrus et de chambrières dodues^ qui émaillent les autobiographies des comédiens d^ autrefois : comédiens malgré eux ! ceux-là, et par destination : sur le grand chemin comme sur les planches, forcés de jouer constamment un rôle, d'esquisser perpétuellement une grimace, se roidissant contre une condition désavantageuse, et surmontant la puissance des préjugés par la victorieuse action de leur gaieté.
L'art du comédien n'hélant point considéré comme un métier régulier, toute troupe en voyage côtoyait de près V état de vagabondage, et se heurtait à chaque détour de la route à l'intolérance des lois; et cela, sans raison mo- 7^ale bien déplie, mais seulement en mémoire de quelque poudreux article de concile, i^édigé par un théologien pudibond. Et puis, V annonce d'une représentation théâtrale n'^attirait pas toujours asse:{ de monde pour subvenir aux frais de la société : il fallait bien sortir du programme. C'est alors qu'^oti se laissait aller jusqu'à dire la bonne aventure, à faire de la divination, à pronostiquer ; on passait