OPTIQUE DE NEWTON
Traduction nouvelle, faite par M***, sur la dernière édition originale,... dédiée au Roi , par M. Bau^ée, éditeur de cet ouvrage } l'un des Quarante de l'Académie française, etc.
( 1787. 2 vol. in-8°. )
Croira-t-on , disait un jour Marat , en parlant de cet ouvrage, que les académiciens étaient parvenus à déprécier mes découvertes dans l'Europe entière , à soulever contre moi toutes les sociétés savantes , et à # me fermer tous les journaux , au point de n'y pouvoir même faire annoncer le titre de mes ouvrages , d'être forcé de me cacher, et d'avoir un prête-nom pour leur faire approuver quelques-unes de mes productions. C'est ce que j'ai fait en 1785 , à l'égard de ma Traduction de l'Optique de Newton, dont Beauzée fut l'éditeur, et qui fut jugée digne de l'approbation de l'Académie.
Faire approuver un de ses ouvrages par une assemblée hostile , au moyen de l'anonyme, et sous le patronage d'un membre de cette société même , ne manque pas d'habileté. Notez qu'entre l'auteur et l'éditeur l'entente était facile , car le premier était médecin des gardes-du-corps du comte d'Artois , et le second , son secrétaire interprète. Le secret fut si bien gardé , que Beauzée , dans son Épître dédicatoire à Sa Majesté , écrivait textuellement : « l'auteur m'est inconnu. »
Nous arrivons au dernier ouvrage de Marat , considéré comme physicien :