‹ Jean Perréal dit Jean de Paris: peintre de Charles VIII, de Louis XII et deChapitre 3 sur 25 · Godefroy , Histoire de Charles VIII, p · texte numérisé non relu

Godefroy , Histoire de Charles VIII, p

6. Jean Le Roy, de Paris, dit Jean de Paris, poète et philosophe, fut probablement un ami de Perréal, car une lettre latine de lui figure en tête du De laudibus lingue gallicane, de Jean Lemaire à la fin du livre I des Illustrations de Gaule.

Savoie ', ou le Jean de Paris, simple serviteur de M. de Saint-Marsault a ; si bien qu'on a toujours confondu, jusqu'à présent, Perréal avec quelque autre Jean de Paris. Son sobriquet présente encore un inconvénient : on a voulu en tirer des inductions. Par exemple, un sens géographique : Perréal 3 aurait passé à Paris comme Jean de Bologne à Bologne, ou y serait né, comme le Pérugin à Pérouse.

Aux yeux de M. Paul Lacroix, Perréal aurait valu à son surnom une popularité extraordinaire, et l'aurait fait passer en

i. Archives nat., K. 77, 7. Ce Jean de Paris mort, Louise de Savoie vint en aide à sa veuve et fit élever son fils à ses frais (fr. 2472, f° 35). Gaignières signale aussi, dans la maison, Julien Prunel, médecin (Bibl. nat., ms. fr. 21478), communément nommé « maistre Julien ».

2. KK. 240, f° 129. Sans parler aussi de « Janus Parrhasius ». (Lactantii opéra, per Jan. Parrhasium édita, Venetiis, Joannes Tacuinus, 1509. In-f\)

3. Le nom de Perréal est transcrit Perrel par Gaignières, dans les comptes de François I er , Perréail dans un compte de Lyon de 1524.

proverbe \.. Puisque ce sont là des hypothèses, on peut en penser ce qu'on voudra. Il est vrai, seulement, que ce sobriquet, comme l'indique Le roman contemporain de Jehan de Paris, désignait volontiers un homme magnifique, une sorte de « marquis de Carabas », et, peut-être, à ce point de vue, Perréal a-t-il pu s r en montrer digne dès Penfance. En tout cas, loin de s'en offenser, Perréal s'en para constamment, au point de le substituer à son nom patronymique, que nous lui conserverons néanmoins, pour éviter la confusion où sont tombés nos prédécesseurs.

Les débuts de Perréal restent fort obscurs. Nous savons qu'il reçut une bonne éducation : ses mœurs élégantes, ses allures spirituelles, hautaines, un peu cavalières, en témoignent suffisamment.

Son habitude de citer du latin, fût-il macaronique, et, de temps à autre, certaines formules un peu pédantes trahissent de

i. Heptaméron, p. 245, n. 1.

doctes prétentions \ Il convenait même de prendre Perréal par le côté érudit et de le traiter de savant plutôt que de peintre; Cornélius Agrippa, en homme d'esprit, n'y manque point dans une lettre de 1 509 * ; c'est une habileté de tous les temps. Hors de ces données, un peu subtiles, il n'y a rien de certain.

On a voulu faire de Perréal le fils d'un officier de la reine Charlotte de Savoie, et même un officier de cette princesse, attendu qu'elle possédait, en 1483, un Jean de Paris dans son service de fourrière 3 . C'est bien possible ; il est possible aussi de le reconnaître en 1484, dans un Jean de Paris, enlumineur à Bourges, car il conserva des rapports avec cette ville 4 . Mais retrouver notre homme dans un Jeari de Paris, vitrier à Orléans, déjà

1. Il avait aussi fait des études de mathématiques (lettre du 8 octobre i5ii, à Barangier).

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