‹ Jean Poltrot, seigneur de Méré, meurtrier de M. de Guise, 1563Chapitre 1 sur 43 · RUE BONAPARTE · texte numérisé non relu

RUE BONAPARTE

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Jean Poltrot, seigneur de Méréj meurtrier de M, de Guise i563)

A moy qui fus la crainte et l'elTroi des batailles.

Qui pris et qui gardai tant de fortes murailles.

A moy qui le soldat aux combals animay.

A moy qui ay l'Anglois dans sa mer renferme-,

A moy qui ay fait leste aux peuples d' Allemagne,

X moy qui fus l'elTroy de Xaples et d'Espagne... '

.\ moy qui, sans fléchir dune invincible foy,

Fus serviteur de Dieu, de France et de mon Uo}%

Ne dressez un tombeau par artifice humain.

Et tant de marbre dur ne polissez en vain.

Pour tombe dressez-moi de Metz la grande ville,

Les grands murs de Calais et ceux de Thionville,

Et dessus le trophée en deux lieux soit basty

Dé l'honneur que j'acquis à Dreux et à Renty,

Gravez y mes assauts, mes combats et mes guerres

Fleuves, forests et monts, mers, fontaines et terres,

Qui tremblèrent sous moy, et des peuples vaincus

Pendez y les harnois, les noms et les escus ;

Puis, afin que ma gloire icy soit accomplie.

.\ssomblez sur mon corps la France et l'Italie,

Et toutes ces cités qui sentirent les coups

De ma dextre invaincue, et m'enterrez dessous!

(Ro.\s.\iu>. Prosopopée du duc de Guise.)

En 1563, au début des c preniier.s troubles civils », c'est-à-dire de ces luttes religieuses qui devaient se prolonger pendant plus de trente ans, un homme se dresse au-dessus de tous ses rivaux ainsi, suivant l'expression de Brantôme, « qu'un grand et épais chesne paroist comme l'honneur du bocage parmy les autres arbres ' ». Cet homme, c'est « François de Lorraine, duc de Guise,

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