‹ Jean Poltrot, seigneur de Méré, meurtrier de M. de Guise, 1563Chapitre 24 sur 43 · Histoire eccLéninstiiiiie..., t. II, p. loi · texte numérisé non relu

Histoire eccLéninstiiiiie..., t. II, p. loi

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qu'il retrouveroit bien d'autres femmes et d'autres enfants mais non ce qu'il perdroit, faisant ce à quoy on le vouloit inciter... Et toutefois avant monstre la susdite lettre à Merey, il luy dit qu'il ne s'en donnast aucune peine et qu'il lui promettoit sur sa vie et sur son honneur de la porter, ou qu'il mourroit en la peine. De faict, la porta audit sieur de Soubise, qui dit depuis à la dite dame, sa femme, que c'estoit un des plus grands plaisirs qu'il avoit jamais receu de la veoir en ceste résolution '. »

Cependant un second voyag^e devait avoir une moins heureuse issue et donner à Poltrot l'occasion d'assouvir une haine qui ne désarmait pas.

Quinze jours après la bataille de Dreux, M. de Soubise le renvoya à Orléans auprès de l'Amiral, en apparence « pourestreadverty de ses ordres », mais, en réalité, d'après Brantôme - et aussi d'après Poltrot lui-même, comme suite à la proposition qu'il avait déjà fait faire à Colig-ny par Chastellier-Portault du meurtre du duc de Guise et de Poltrot comme meurtrier. Ce dernier, dans une de ses déclarations, précise même que « ce fut, estant en sa garde-robe, que M. de Soubise lui donna charge » de renouveler la même olïre à l'Amiral '■\ et dans une autre, que ce fut Colignv lui-même qui demanda à Soubise de lui envoyer Méré '\

Quoi qu'il en soit, le messag-er se mit en route en compagnie d'un certain Lambert et de sa femme, et c'est très probablement au cours de ce voyage qu'il se répandit avec Lambert en les mêmes menaces qui lui étaient ordinaires ''. Et, aussitôt qu'il fut en présence de Colig-ny qu'il rejoig-nit à Villefranche-sur-Cher, la même question de la mort de Guise fut posée par Coligny à Poltrot, ou par celui-ci à celui-là, entretien qui se termina par cette phrase de Colig-ny : « Eh ! bien, Méré, tu y penseras ^ ! » Trois jours après, à Orléans, nouvelle entrevue de Poltrot et de l'Amiral en présence de Théodore de Bèze et de Jean de Lespine, ministres réformés, qui, d'après Poltrot, se joignent à Coligny pour le pousser au meurtre.

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