‹ Jean Poltrot, seigneur de Méré, meurtrier de M. de Guise, 1563Chapitre 23 sur 43 · Ihid.. p. 496-500, /w.sstm · texte numérisé non relu

Ihid.. p. 496-500, /w.sstm

2. L'inlerrogalnire et déitosilion f'nicle à un nommé Jean Pollrnt < Variétés historUfues et littéraires..., t. VIII. p. 7-8 .

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nairement donner l'alarme dans le camp de M. de Nemours », qui assiégeait la ville défendue par M. de Soubise, « et se meslant au milieu des ennemis, il leur crioit tous jours : << Voylà le bras qui « tuera M. de Guise », dont ils rioient pour ce qu'en parlementant ils rioient et folastroient ordinairement avec luy comme avec un fol. Mesmes durant un parlement que le sieur de Soubise faisoit avec M. de Nemours, dans un parc près de Lyon, comme il estoit parmi les troupes du sieur de Nemours où tout le monde le cong-noissoit, il vit passer un cerf et leur dit : « Voulez-vous que je vous montre comment je ferai à M. de Guise? » Et en disant cela, luy tira une arquebuzade '. » Un autre jour comme la conversation était tombée devant lui sur la mort du roi de Navarre, tué devant Rouen, on l'entendit s'écrier, en agitant le bras droit : <( Cela ne mettra pas fin k la guerre, mais il faut avoir le chien au grand collier ! » Interrogé de qui il entendait parler : « C'est du grand Guisard, répondit-il ; voilà le bras qui fera le coup 1 - »,

Une mission, que lui confia son maître, changea pour un temps le cours de ses idées. Très peu après sou arrivée à Lyon, « M. de Soubise voulant advertir la dame de Soubise, sa femme, de son arrivée en bonne santé et désirant qu'elle l'yallast trouver, ne trouva personne plus propre, outre que les chemins estoient fort hasardeux, d'envoyer vers elle ledit Merey, auquel il demanda s'il vouldroit entreprendre ce voyage, dont il fut incontinent prest, ne demandant pas mieux que telles charges. Quand il fut venu vers la dame et qu'elle le voulut renvoyer, elle luy dit quelle vouloit escrire au sieur de Soubise son mary une lettre qu'elle ne vouloit toutesfois qu'il portast sans l'avoir veue pour voir s'il ne craindroit point de ce faire, luy remonstrant qu'il y alloit, si elle estoit trouvée, de la vie dudit Merey et d'elle. Or l'occasion de ceste lettre estoit qu'elle avoit eu adverlissement qu'on la vouloit prendre elle et sa fille et les mener devant Lyon, menaçant le sieur.de Soubise de les tuer toutes deux s'il ne rendoit la ville, ce qu'elle ne mandoit au sieur son mary comaie chose certaine de peur de lailliger, mais seulement le supplioit au nom de Dieu, si d'adventure cela advenoit, de n'estre esmeu de nulle all'oction naturelle mais de préférer la gloire de Dieu en son (h'bvoir à la vie d elle et de sa fille,... luy remonstrant

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