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cloches ne cessaient de sonner et Tartillerie de tonner en réjouissance delà mort du « boucher de Vassy ' », cela au moment même où, parmi les catholiques, l'on pouvait mieux apprécier la scélératesse de Poltrot : en ouvrant le corps du duc pour l'embaumer et en retirer le cœur, on y avait trouvé, en effet, les deux balles mâchées, déchiquetées et ramées, à l'aide de fils de métal barbelés, que l'assassin avait longuement préparées pour sa victime ^.
Enfermé dans un cercueil de plomb, le corps fut, le vendredi 26 février, transporté par eau jusqu'à Blois, d'où, au bout de trois semaines, il fut dirigé sur Paris ■\ Le 18 mars, il arrivait aux portes de la capitale, et était déposé dans le couvent des Chartreux hors les murs. Le lendemain, avaient lieu les obsèques solennelles que la ville de Paris voulut faire à celui dont, « si souvent et si k propos, elle avoit auparavant reçu tel secours ^ » !
Dès le matin, <( les crieurs ordinaires et jurés de la ville dénoncèrent, à cri public et aux sons de leurs clochettes, le trespas dudit deffunt seigneur de Guise, devant l'hostel de ville, en la grand' chambre du parlement, etc., en ces termes : « Priez Dieu pour l'âme de très hault, très puissant, très magnanime, très illustre et belliqueux prince, François de Lorraine, duc de Guise, pair, grand' maistre et grand chambellan de France, lieutenant général pour le Roy en ses royaumes et païs, et gouverneur pour sa majesté es pais de Champagne et de Brie, lequel trespassa le vingt-quatrième jour de février dernier passé, au camp devant Orléans, faisant service à Dieu, au Roy et à la couronne. Priez tous Dieu qu'il en ait l'âme ! »
Puis, « après disner », le corps de ville se rendit, en passant par la porte Saint-Michel, aux Jacobins de la porte Saint-Jacques, par laquelle le corps devait entrer dans Paris pour être transféré de la Chartreuse à Notre-Dame. C'est de là que, vers trois heures de relevée, s'ébranla le cortège.
En tête, venaient les vingt-deux crieurs jurés, deux à deux, «vestus en deuil de robes noires armoyées par devant des écussons et blasons de la ville et par derrière du feu seigneur de Guise ».