‹ Jean Poltrot, seigneur de Méré, meurtrier de M. de Guise, 1563Chapitre 36 sur 43 · Histoire ecclésiaslicfue, t. I, p · texte numérisé non relu

Histoire ecclésiaslicfue, t. I, p

4. De Thoii, Histnire univer.selle, trad. IV. de 1734, t. IV, p. âS.').

Lyon, aiïirma-t-il, pour aller à Selles trouver M, l'Admirai, ledit seigneur de Soubise, en sa garde-robe, luy dit : « Vous sçavés les « propos que m'avés tenus; faictes le et poursuivez vostre fortune. « Dieu sera pour vous ! » Et luy avoit demandé une cornette du capitaine Puyviault et fait demander par le seigneur de Beauregard. Et dit que ledict seigneur de Soubise a esté consentant et M. l'Admirai. Et la dernière fois qu'il fut à Orléans, et fut adverti par M. d'Andelot qu'on luy demandast s'il avoit mis son entreprise à exécution, luy dit que non, et luy bailla ledict Admirai cent escus ; et auparavant n'avoit connu M. de Guise. Quant au Roy et à la Reyne, avoit à les supplier très humblement qu'ils fissent la paix, parce qu'il voyoit se préparer plusieurs entreprinses et en vouloit advertir le Roy et la Reyne et les enfans de France; et dit que, s'ils eussent esté les plus forts, ils eussent saccagé la ville de Paris et principalement ceux de l'église qu'ils appellent papistes, et dit qu'il n'a sceu autres seigneurs qui le sachent que lesdits Andelot, Admirai et Soubise '. »

Nous n'avons plus malheureusement le texte des « procès-verbaux des confessions de Poltrot faites au supplice ». Mais le récit que je viens de citer et qui n'est pas suspect, — puisqu'il est tiré de ï Histoire ecclésiastique, — est confirmé par le procès- verbal de l'exécution de Poltrot, dans les registres du Parlement -, et par les témoignages de Chantonnay, ambassadeur d'Espagne ^, de Donato Giannoti, ambassadeur de Florence * et de Marc'Antonio Barbaro. ambassadeur àe Venise •'.

« Pour finir la tragédie, ajoute ce dernier, les chevaux furent de nouveau excités, mais, comme ils ne purent arracher les membres au supplicié, il fut ainsi torturé pendant quoique temps. Il vivait encore quand le bourreau lui détacha les membres avec un coutelas, donnant ainsi plus de facilité aux chevaux pour l'achever» ''. Hor-

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