‹ Jean Poltrot, seigneur de Méré, meurtrier de M. de Guise, 1563Chapitre 43 sur 43 · Voir plus haut, p · texte numérisé non relu

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4. Mémoires de Gaspard de Saulx, seigneur de T'ai'ajmes (Collection Petitot, t. II, p. 394).

5. Lettre de Chantonnay à Philippe II, Amboisc, 12 avril 1563 (Archives natio- .\ALES, K. 1499, n° 51).

6. Lettre de Marc' Antonio Barbaro, de Paris, 21 avril 1563 (Bidl. kat., Dépêches des ambassadeurs vénitiens, filza Y bis, fol. 113).

POLtROT DE MÉRÉ, MEURTRIER DE M. DE GLlSE 6l

tirée de prison qu'elle n'avait mis le prince en liberté, et que, comme le prince était le captif du duc, elle, par les forces qu'il avait autour du Roj et d'elle, n'était pas moins sa prisonnière et privée par lui de sa liberté » K

Remarquez, en terminant, que le perfide espoir qu'en armant le bras de Poltrot aurait nourri Catherine de faire naitre entre les deux maisons de Guise et de Châtillon une haine implacable, et d'être ainsi par la mort de Guise assurée bientôt, peut-être, de celle de Coligny, non seulement n'est pas invraisemblable, mais répond, au contraire, tout à fait à cette conception bien italienne que toute faction s'incarne nécessairement en un homme et que, cet homme disparu, la faction doit périr aussi. Et qu'en 1363, Catherine ait pu espérer rester seule maîtresse en France par l'assassinat du chef du parti catholique, bientôt suivi d'immanquables représailles sur le chef du parti protestant, cela peut d'autant mieux s'expliquer que, moins de dix ans plus tard, c'est exactement de la même manœuvre qu'elle usera lors de la tentative d'assassinat de Maurevert sur l'Amiral. Sa responsabilité sera là établie dune manière irréfutable par des documents qui nous manquent ici pour prononcer contre elle une première condamnation. C'est ce que j'essaierai d'exposer en une autre étude.

1. Lettre de Myddlemore à la reine Elisabeth, Orléans. 30 mars 1562 (ï)vr. n'AiMALE, Histoire dex princes de Condë, t. I, p. 4J1-4121.

MACOX, PROTAT FRERES, IMPRIMEURS.

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