‹ Jean qui pleure et Jean qui ritChapitre 1 sur 32 · L 9VA · texte numérisé non relu

L 9VA

A lONSIEUR VICTOR DRONSARD.

Mon cher ami ,

Permets-moi de te dédier la seconde édition de ce livre.

J'étais bien heureux, alors que j'écrivais ces pages, sous la tonnelle de mon jardinet de Fontenay-aux-Roses ; ma chère petite fille se roulait sur l'herbe à mes pieds, et j'attendais le sourire d'un autre eufant. — La vie chantait, autour du moi, comme une fée protectrice.

Les anges du foyer se sont envolés depuis : et comme le laboureur fatigué, je m'arrête devant le sillon inachevé, pour chercher au-delà d'un horizon de deuil, le souvenir des jeunes années que le chagrina fait si lointaines, et écouter la consolante voix de l'amitié.

Adrien Robert.

Paris, décembre 1858.

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