‹ Jean Racine, traducteurChapitre 5 sur 6 · DIODORE · texte numérisé non relu

DIODORE

1! n'y a rien de plus facile que de se reconcilier avec vn mort.

M. Paul Zahori fait remarquer, dans l'article du Temps ciik plus haut, qu'il serait à désirer que des spécialistes réussissent à assig-ner une date aux anaotations raciniennes, de façon à ce qu'on pût, au moyen d'elles, assister à l'évolution du cerveau du poète.

A ce propos, on peut utilement compulser un important dossier de plusieurs volumes, à la Bibliothèque Nationale. Ce dossier est formé de lettres autographes et de manuscrits divers de Racine, classés chronolog-iquement. Ce qui frappe tout de suite, quand on le feuillette, c'est que, sans perdre jamais son élég-ance, et toujours reconnaissable aux mêmes traits caractéristiques, l'écriture de Racine, d'abord très fine et serrée, a grandi prog-ressivement au cours des années. Peut-être y a-t-il là un moyen de supputer approximativement les dates de lecture des divers volumes que conserve la bibliothèque de Toulouse. A en juger ainsi, celui que je possède aurait été annoté dans la jeunesse du poète, vers les années 1660 à 1662.

Mais il faut tenir compte du fait que les marges d'un livre offrent peu de place et que, même à la fin de sa vie, alors que, sur une feuille de papier, il usait d'une grande écriture, Racine était tenu, là, à recourir à des caractères plus petits.

Page 1