Vous vojL'i tout cler comme omis dans A
676. — ' A, tnoy ; B et L, mienne. — - A, nous; passage altéré dans B et L. '
« que li seneschaus dit, qu'elle demeure ou à moy ou à li. Ne Je ne « lairai jà pour chose que vous en dites , que je n'en face savoir la « veritei •, car se je le metoie en plait ordenei , je mespenroie vers li « qui ^ est mes hom ~, se je li metoie son droit en plait, douquel droit « il me offre à faire savoir la veritei clerement. » Il fist savoir la veritei; et la veritei seue, il me délivra la garde de Tabbaïe et m'en^ bailla ses lettres.
678. Il avint que li sains roys pourchassa tant, que li roys d'Angleterre, sa femme et sui enfant vindrent en France pour traitier de la paiz de li et d'aus. De la dite paiz ^ furent moût contraire cil de son consoil, et li disoient ainsi : « Sire, nous nous merveillons (c moût que vostre volentés est teix, que vous voulez donner au ro}^ « d'Angleterre si grant partie de vostre terre , que vous et vostre dece vancier avez conquise sus li et par son - mesfait. Dont il nous sem- « ble que se vous entendez que vous n'i aies droit , que vous ne « faites pas bon rendaige au roy d'Angleterre, se vous ne li rendez « toute la conqueste que vous et vostre devancier avez faite; et se (( vous entendez que vous y aies droit , il nous semble que vous perce dez quant que vous li rendez.
679. A ce respondi li sains roys en tel manière : ce Signour, je sui « certains que ^ li devancier au roy d'Angleterre ont perdu tout par ce droit la conqueste que je tieing; et la terre que je li doing, ne li (c doing-je pas pour chose que je soie tenus à li ne à ses hoirs , mais ce pour mettre amour entre mes enfans et les siens, qui sont cousin ce germain. Et me semble que ce que je li doing cmploi-je bien, ce pour ce que il n'estoit pas mes homi, si en entre en mon houcc maige. »
680. Ce ' fu li om dou monde qui plus se traveilla de paiz entre ses sousgis, et especialment entre les riches homes voisins et
677. — i Qui omis dans A. — - Ce passage prouve que Joinville était devenu riiomme ou le vassal de saint Louis, ce qu'il n'était pas avant la croisade. (Voy. C i'4 et EcLiircissements,6.) — 3 A, me.
DE LA PAIX AVEC LE ROI d'aNGLETERRE. SyS
« selon ce que dit le sénéchal, qu'elle demeure ou à moi ou à lui. Je ne c( laisserai pas, pour ce que vous en dites, d'en faire savoir la vérité-, « car si je le mettais dans Tobligation de plaider, je lui ferais tort à « lui qui est mon homme, en mettant son droit en plaidoirie, duce quel droit il m'offre de faire savoir la vérité clairement. » Il fit savoir la vérité , et la vérité sue , il me délivra la garde de Tabbaye et m'en bailla ses lettres.