XIII. Et il est assis à la droite du Père Tout-puissant
82 1. La prophétie de la parole, c'est David qui la dit : « Mon « Seigneur dit à mon Seigneur : — Sieds-toi à ma droite jusqu'à ce « que je mette tes ennemis sous tes pieds. ))
822. Or nous voyons donc que si nous connaissions bien comment nous sommes sous les pieds de Jésus-Christ, et le grand pouvoir qu'il a sur nous, nous ne ferions jamais le mal-, mais les affaires de ce monde ne nous le laissent pas aussi bien connaître que cela nous serait nécessaire. Mais à ce jour où il viendra du ciel pour juger les vivants et les morts, alors nous connaîtrons sa grande puissance clairement et à découvert-, car il n'y aura alors ni saint ni sainte qui ne tremble de peur à sa venue.
823. Cette venue et cette journée. Job les avait bien en son cœur; car encore qu'il fut le plus grand ami que Dieu eût de son temps sur terre, pourtant il redoutait tant cette journée qu'il dit à Dieu : « Sei- « gneur, où me cacherai-jc au jour du jugement , pour que je ne voie « pas la colère de ta face? »
XIV. Et il viendra au jour du jugement juger les morts et les vivants.
824. La prophétie de l'œuvre, c'est le jugement que vous voyez ci-après peint, que Salomon fit des deux femmes, qui nous signifient la vieille loi et la nouvelle. Il y a quelque chose de noble et d'honorable et de profitable dans le droit jugement-, car Salomon dit que
823. — 1 I\Is., SL\ — 2 Job. XIV, i3. 854. — 1 Seizième miniature.
plait plus à nostre Seignor que offrande ne autres dons. Et pour ce vous en toucherai un petit pour enseignier ceus à cui joustice apartient.
825. Et disons que Tespée qui tranche de dous pars senefie la droite joustice '. Ce que Tespée tranche ausi bien devers celui qui la tient com devers les autres, nous donne à'~ antendre que nous devons faire droite joustice ausi bien de nous comme d'autrui , et ausi de nos amis com de nos anemis. Et sachiez que^ li princes qui einci lou feroit seroit amés et dotez dou pueple, ausi com la Bible dist que Salemons fu loez et doutés dou pueple dou droit jugement qu'il ot fait à dous famés.