‹ Jean, sire de JoinvilleChapitre 353 sur 467 · JE CROIS AU SAINT ESPRIT · texte numérisé non relu

JE CROIS AU SAINT ESPRIT

justice et droit jugement plaisent plus à notre Seigneur qu'offrande ni autres dons. Et à cause de cela je vous en parlerai un peu pour enseigner ceux à qui la justice appartient.

825. Et disons que Tépée qui tranche de deux côtés signifie la droite justice. De ce que Tépée tranche aussi bien devers celui qui la tient que devers les autres , cela nous donne à entendre que nous devons faire droite justice aussi bien de nous que d'autrui , et aussi bien de nos amis que de nos ennemis. Et sachez que le prince qui ainsi le ferait serait aimé et redouté du peuple, ainsi que la Bible dit que Salomon fut loué et redouté du peuple à cause du droit jugement qu'il avait rendu à deux femmes.

XV. Je crois au Saint-Esprit, et aussi je crois eu la sainte Eglise.

826. Au Saint-Esprit nous devons croire -, car par lui nous viennent tous les biens : c'est la grâce de Dieu le Tout-puissant.

827. La prophétie de l'œuvre sur le jour de la Pentecôte, elle est d'Élie le prophète, à qui Dieu envoya le feu du ciel qui se répandait sur les sacrifices-, et cela signifia que Dieu enverrait le Saint-Esprit sous l'apparence de feu, le jour de la Pentecôte, à ses apôtres.

828. La prophétie de la parole, elle est de Joël, qui parla comme celui qui parlait pour Dieu le Père, et dit : « Je répandrai mon Es- '( prit sur mes serviteurs. »

XVI. Et au pardon des péchés qui nous est fait par les sacrements de la sainte Eglise.

829. Nous devons croire la sainte Église de Rome, et devons croire aux commandements que le pape et les prélats de la sainte Eglise nous font, et faire les pénitences qu'ils nous enjoignent.

830. Nous devons croire aux coinmuns sacrements de la sainte Eglise qui sont peints ci-après, c'est à savoir au baptême, au sacrement de l'autel, au mariage, au pardon des péchés, et aux autres saints sacrements que la sainte Église nous enseigne à croire. Et ainsi que ie vous ai dit devant, nous devons y croire si fermement que rien au monde ne nous en puisse séparer, ni abondance ni pestilence.

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