Gui 11 de Mello, évêque d'Auxerre
qui recouvrait les bras devait être soulevée, au moment de l'élévation, par ceux qui servaient la messe, afin de permettre à l'officiant de montrer au peuple l'Hostie consacrée. C'est en souvenir de cet usage qu'au même moment on soulève aujourd'hui l'extrémité inférieure de la chasuble, quoique une telle assistance soit devenue inutile depuis que cet ornement laisse toute liberté au mouvement des bras. Au-dessous de la chasuble, ornée d'un parement en forme de tau, l'évêque porte la dalmatique ancienne, dont les larges manches, aujourd'hui supprimées, s'arrêtent au coude et laissent voiries manches étroites de l'aube descendant jusqu'au poignet. Le parement circulaire qui semble se rattacher à l'extrémité supérieure du tau n'appartient pas à la chasuble mais à l'amict.
En résumé, ou voit sur le sceau de Gui de Mello la dalmatique superposée à l'aube, et la chasuble à la dalmatique , de même que l'on voit dans le costume civil le surcot superposé à la cotte, et par-dessus le tout le manteau (§ 60) , ou la chape (§ i Sy), ou la housse (§ 309).