‹ Jean Zyska--GabrielChapitre 5 sur 63 · IIcuiiiMarlin · texte numérisé non relu

IIcuiiiMarlin

serpar les électeurs du saint-empire, dans l'espérance de lui succéder; mais il fut déçu dans son ambiiion , et la diète choisit Rupert , électeur palatin , entre plusieurs concurrents , dont Tun fut assassiné par les autres. Celte élection ne fut pas g^^néralement approuvée. Aix-la-Chapelle refusa de conférer à Rupert le titre de roi des Homains; plusieursliutres villes du faint-empire reculèrent devant la violation du serment qu'elles avaient prêté au successeur légitime de Charles IV'. Une partie des domaines impériaux paya les subsides à Wenceslas, l'autre à Rupert. Sigismond brocha sur le tout, inonda la Bohême de ses garnisons et la désola de ses brigandages, s'arrogéant la souveraineté effective en attendant mieux , persécutant son frère dans l'intérieur de son royaume, soulevant la nation contre lui, et s'efforçant d'user les derniers ressorts de cette volonté déjà morte. Ainsi rien ne ressemblait plus à la papauté que l'Empire , puisqu'on vit vers le même temps trois papes se disputer la tiare , et trois empereurs s'arracher le sceptre ' des mains. Et l'on peut dire aussi que rien ne ressemblait plus à la France que la Bohème. A l'une un roi fainéant, poltron, ivrogne , abruti ; à l'autre un pauvre aliéné , moins odieu» et aussi impuissant. A la France , les dissensions des Armagnacs et de§ Bourgognes , et la fureur du peuple entre deux. A la Bohême , les ravages de Sigismond , la résistance à la fois molle et cruelle de la cour, et la voix du peuple, au nom de Jean Huss, précipitant l'orage. Mais là fut grande cette voix du peuple , que trop de malheurs et de divisions étouffaient chez nous sous le bâillon de l'étranger.

Wenceslas s'était rendu odieux dès le principe par ses mœurs brutales et son inaction. En ^384, quelques seigneurs s'étant déclarés ouvertement contre lui , il appela

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