ACTE IV, SCÈNE I
Mais l’affreux tribunal déjà siège assemblé :
Près des juges , dit-on , Wincestre a redoublé Les coupables efforts de sa haine farouche ;
Et le fatal décret va sortir de leur bouche....
Je l’attends , quel qu’il soit, avec tranquillité.
LA DUCHESSE
Le ciel souffrirait-il tant d’inhumanité!..,.
Exauce-moi , grand Dieu , Dieu que le crime outrage ! C’est a toi d’amollir le cœur le plus sauvage.
Le remords , la pitié sont la secrète voix Qui nous parle en ton nom , qui révèle tes lois.
Que cette voix céleste épouvante, attendrisse Les cruels dont la rage, au nom de ta justice ,
Divinise le meurtre , et du sang des mortels Trop long-temps a partout fait fumer tes autels !
LE COMTE DE DUNOIS vivement.
On vient.
LA DUCHESSE, à part.
Quel trouble ! à ciel ! s’élève dans mon âme !
LE COMTE DE DUNOIS
C’est Talbot!
LA DUCHESSE
Que vient-il nous apprendre !