ACTE IV, SCÈNE X
S’armer pour un combat, qui, dégradant mon âme, Ne m’offre qu’un laurier teint du sang d’une femme. C’est de vous que je tiens ce prix de la valeur ,
Ce fer , qui dut toujours protéger le malheur.
AU ! s’il faut le souiller d’une affreuse victoire , Reprenez , reprenez cet instrument de gloire ,
Ou plutôt montrez-moi des périls que mon cœur Puisse affrouter du moins sans forfaire à l’honneur.
Si le bras d’un héros, à qui je porte envie ,
Ne s’armait pour venger la vertu poursuivie ,
Soigneux de votre gloire , on m’eût vu, comme lui ,
A la face des cieuxin’eu déclarer l’appui....
Je ne combattrai pas.
LE DOC
Eh bien ! vaillante élite ,
Je vois dans vos regards votre réponse écrite. L’honneur de nos drapeaux dépend-il d’un seul bras? Le sort , en vous nommant , ne le trahira pas ;
Et je veux... mais quel bruit?...
JEANNE D’ARC