SCÈNE XI
Les mêmes , LE COMTE DE BEAUVAIS.
LE COMTE DE BEAUVAIS
Hâtez-vous de paraître ,
Seigneur; si vous tardez, tout est perdu peut-être... L’étendard de Bourgogne est levé contre vous ;
Tout le camp se partage ; et , brûlant de courroux ,
Les rebelles en foule ont déjà pris les armes ,
Demandent la captive et sèment les alarmes
De moment en moment le mal croît dans son cours,
Le sang coule sans doute...
LE DUC fièrement.
Ils me verront... J’y cours.
TALBOT virenrent.
Et moi , dans un danger digne de mon courage ,
Je garde encor ce fer pour un plus noble usage ;
Prêt à mourir pour vous , je marche sur vos pas.
LE DU C lui tendant la main.
Je reconnais Talbot, et me fie à son bras.
( Au Comte de Dunois. )
Prince , si ma présence ailleurs est nécessaire,
Malgré moi du combat si l’instant se difl’ère ,