CHAPITRE IX
de par le Roi du ciol, mon souverain et droit urier Seigneur, pour votre l)ien et pour votre honneur, que vous ne gagnerez point d.' bataille contre les loyaux François, et que tous ceux qui guerroient audit saint royaume de France guerroient contre le roi Jhésus, roi du ciel et de tout le monde. Et je vous requiers et vous prie à mains jointes que vous ne fassiez nulle bataille ni ne guerroyiez confre nous, vous, vos gens et vos sujets. Croyez sûrement, quelque nombre de gens que vous ameniez contre nous, qu'ils n'y gagneront rien : et sera grand'pilié de la grande bataille et du sang qui sera répandu de ceux qui y viendront contre nous. Il y a trois semaines que je vous ai écrit et envoyé de bonnes lettres par un héraut, pour que vous fussiez au sacre du roi, qui, hier dimanche, dix-septième jour de ce présent mois de juillet, s'est fait en la cité de llheims. Je n'en ai pas eu de réponse ni oncques tlepuis n'ai paj eu de nouvelles du héraut.
« A Dieu vous recommande et soit garde de vous s'il lui plaît , et prie Dieu qu'il y mette bonne paix. Écrit audit lieu de Rheims, le 18 juillet. »