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do Bourgogne, toujours hésitant entre une ruplure avoc l'Angleterre ctniii raccominodemenl avec la France, avait relire ses hojnmes d'armes du la Picardie; enfin, les ducs de Lorraine et de Bar et le seigneur de Commercy, qui autrefois étaient Anglais, étaient venus d'eux-mêmes rejoindre le roi pendant sa marche triomphante vers Uheims, et lui avaient fait de nouveau serment de fidélité.
Aussi, à peine le roi fut-il arrivé à Vailly, qui étail une petite ville à quatre lieues de Soissons, qu'il apprit que tout marchait à ses désirs : Château-Thierry, Provins, Coulommiers, Crécy-en-Brie , sur la seule sommation de ses capitaines, s'étaient rendues françaises, Soissons et Laon, sommées à leur tour en son nom et par lui-même, suivirent- bientôt cet exemple; Soissons surtout l'appelait si joyeusement , qu'il s'y rendit aussitôt pour satisfaire au désir de ses habitants; puis, de Soissons, il passa à Château-Thierry, et enfin de Château-Thierry à Provins, où ■ il séjourna quelques jours, sur les nouvelles qu'il eut que de leur côté les Anglais s'approchaient.
En effet, le 2/i juilîet, le duc de Bedfort était rentré à Paris avec les nouvelles troupes que lui amenait le cardinal de >Yinchester, de sorte qu'il était sorti de la capitale avec douze mille combattants h peu près, et venait au-devant de l'armée ; de son côté il avait passé par Corbeil et Melun , et s'était arrêté à Montcreau, de sorte que quelques lieues séparaient seulement les deux armées.
A Provins, le roi reçut une lettre du régent anglais. Cette lettre, qui lui fut remise par un héraut qui portait le propre nom de son maître, contenait un défi. Le régent offrait au roi de France de vider par une seule bataille toute cette longue et sanglante querelle. La lettre, comme on le comprend, fut reçue avec grande joie par Charles YII et la brillante chevalerie qui l'entourait; de sorte qu'après avoir grandement fêté le héraut anglais, le roi le fit venir, et lui ayant donné de nouveaux présents , et entre antres la piopre chaîne qu'il poitait à son cou :