ACTE TROISIÈME M
Après lia silence.
Hors d'ici, Païennes !. . . je devrais vous frapper sans merci !
PERRINE, s* enhardissant.
De quel droit?
JEANNE, portant la main à son épée.
De celui qu'avec toi je vais prendre!
PERRINE
Et depuis quand s'est-on avisé de défendre Aux soldats d'emmener leurs fillettes?
JEANNE
Depuis Que Dieu les accompagne et que je les conduis ! Va ! si je te retrouve avec les hommes d'armes, Tu t'en repentiras, méchante, jusqu'aux larmes!...
PERRINE, insolemment.
Moi pleurer!... Dois-je aussi vous demander pardon?. .•
Chantant le refrain de la ronde.
« Rentrez, Anglais, rentrez... »
JEANNE, tirant Bon épée.
Tu me braves?... tiens donc!...
PERRINE
Au secours ! à l'aide ! . . .
Jeanne la frappa da plat de aoa éféa ; Véfê* ae brisa. — Para» et 1m
rkbaudes se sauvent.
JEANNE, regardant son épée brisée.
Ah!... pourquoi l'ai-je frappée?...
Ramassant la lame tombée & terre.
Hélas!... de ma patronne antique et sainte épée, Je t'aimais!... et t'avais reçue avec bonheur!...
Jetant les débris de son épée.
Mais de mon étendard j'aime encor mieux l'honneur !
Se tournant vers les soldats.
Allez ! c'est une honte !... et pour miens je renie
Ceux qui m'ont pu trahir par cette félonie!
Quoi ! Dieu, par mon secours, vous fait deux fois vainqueurs
Et voilà comme à lui vous élevez vos cœurs!
Si vous ne méritez les grâces qu'il vous donne,
Combattez donc sans moi!... car je vous abandonne!...
MAITRE JEAN, d'un ton suppliant.
Jeanne, pardonnez-nous!
JEANNE
C'est Dieu qu'il faut prier !
C'est avec lui qu'il faut vous réconcilier!
Lahlre entre en scène.
Laissez-moi!...
Richard, maître Jean et les soldats remontent rers le fond du théâtre, et restent groupés sur lo rempart pendant la scène suivante*