SCÈNE II
LE ROI, DINOIS, DUCHATEL: pui>i UN PAGE.
Eh bien! Le connétable a quitté mon service. Tant mieux; en me quittant il s'est rendu justice. J'aime qui me récrée; or, j'ai trouvé toujours Maussade sa figure et tristes ses discours.
Richemond était fier, chagrin et difficile, Soit ; mais brave soldat et capitaine habile.
Je le veux bien, Dunois; mais songeons à jouir D'un bonheur qui demain pourra s'évanouir. Les chanteurs envoyés par René de Provence Sont là. Qu'ils soient traités avec magnificence. Gloire à la poésie ! Et gloire aux troubadours Que suit l'essaim joyeux des folâtres amours, Et dont le gai savoir, berçant lame ravie, Entrelace de fleurs les rameaux de la vie ! [A Duchatel.)
Que chacun par vos soins emporte un collier d'or Vous souriez, Dunois.
DLCHATEL.
Sire, votre trésor Est vide : l'argent manque.