‹ Jeanne d'Arc; drame en cinq actes et en versChapitre 61 sur 76 · SCÈNE XIII · texte numérisé non relu

SCÈNE XIII

Les précédents , JAG(^UES D'ARC sort de la foule et se j)hice devant Jeanne.

PLUSIEURS voix.

Son père!

JACQUES

Oui, son père armé de tous ses droits, Que Dieu lui-même inspire et qui vient, à sa voix, Reprendre en tes palais, cour à l'orgueil vendue. Le bras qui te servit, l'âme qu'ils ont perdue... Mon enfant! mon enfant! Rendez-moi mon enfant!

Non ; la France a besoin de ce bras triomphant, Et Dieu veut que cette âme, en qui sa force est mise. Dirige jusqu'au bout notre sainte entreprise.

JACQUES

Leur entreprise sainte ? Étrange aveuglement ! Celui qui le fit croire, ô Roi, celui-là ment.

DUCIIATEL.

Parle, que veux-tu dire?

JACQUES

Oh ! je dois me contraindre.

Laissez-moi.

LE ROI

Que crains-tu ?

JEANINE DAKC.

JACQUES

Moi! je n'ai rien à craindre.

Dans un endroit maudit, sous un arbre fatal, Ai-je fait alliance avec l'esprit du mal? Ai-je fui mes parents par sortilège infâme? Pour le succès d'un jour ai-je livré mon âme?

DICHATEL, à part.

11 se trahit, grand Dieu! Le moine avait raison.

JACQUES, au Roi.

Rendez-moi mon enfant! Rendez-la moi.

UE ROI

Non, non!

DUCHATEL., à Jacques-

Ainsi, de ton aveu, Jeanne serait sorcière!

LE UOI.

Ociel!

JACQUES, o Duchatel.

Qui te l'a dit ?

DUCHATEL

Les fureurs de son père; Tu ne peux le nier ; ton trouble, ton etïroi. Tes malédictions l'accusent malgré toi,

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