‹ Jeanne d'Arc écuyèreChapitre 107 sur 127 · Chronique de Perceval de Cagny · texte numérisé non relu

Chronique de Perceval de Cagny

224 JEANNE D^ARG ÉGUTÈRE.

exister encore dans quelque coin ignoré de PAngleterre, en compagnie peut-être des dépouilles de Gompiègne dont les traces ont été également perdues. Dieu veuille qu'un jour on découvre les unes et les autres, elles représenteraient les uniques vestiges de rhéroïne parvenus jusqu'à nous.

Et Jeanne a repris la route, les lentes chevauchées qui malgré elle tournent le dos à l'ennemi. Le roi, les courtisans, ont assez de la guerre; ils bénissent. l'échec de Paris, tant les attire la perspective d'un repos qu'ils se flattent d'avoir bien gagné. Jeanne seule ne désarmera pas. Le séjour qu'elle est obligée de faire à Bourges se passera en voyages multipliés près du roi ' ; elle demande des troupes, s'occupe de les réunir. Au milieu de ces préparatifs, elle ne perd pas de vue le précepte du c£ivalier : « qu'il faut toujours entretenir sa vigueur ». Marguerite la Tourouldre, son hôtesse, nous en a laissé le témoignage. « Elle montait à cheval et maniait une lance comme l'eût fait le meilleur cavalier,

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