Wallon, Histoire de Jeanne d'Arc
2. Le frère de Jacques d'Arc fut nommé en i436 arpenteur du roi. II. faut bien supposer qu'il avait reçu quelque instruction, probablement des moines de l'abbaye de Montierender.
l6 JEANNE d'arc ÉCUYÈRE.
Ions aujourd'hui un bon parti, avec peut-être le secret désir de quitter le pays de Montierender, pays divisé depuis longtemps par des rivalités et des luttes locales, que, de nos jours même, la disparition de l'abbaye n'a pas suffi à éteindre. En épousant Ysabellot Romée, Jacquot d'Arc entre dans une famille relativement riche, nombreuse, bien considérée à Vouthon qu'elle habite'. De plein pied aussi en prenant possession à Domremy de la petite maison que possède sa jeune femme, sans doute par des arrangements de famille, il se trouve un notable, un des plus aisés, si ce n'est le plus riche des habitants du hameau. Ysabellot et Jacquot ont dû réunir leurs dots et leurs parts d'héritage. Ils jouissent environ de vingt hectares, douze en terres, quatre en prés, quatre en bois, et ils ont toujours dans le bas de laine familial trois cents livres en réserve ''.
I. Vouthon est situé au nord-ouest et près de Domremy. Cette commune faisait partie du Barrois mouvant^ comme la portion de Domremy où se trouve la maison des d'Arc. ■ 2. Chapoy, Les compagnons de Jeanne d'Arc, p. 70. Pour se rendre un compte exact de la situation de J. d'Arc, on peut consulter avec fruit l'Histoire des classes rurales en France, par H. DoNiOL, membre de l'Institut.
Leur exploitation a largement le droit de s'appeler un « gagnage ' » et ce titre, un honneur dans un pays de propriétés divisées à
Jeanne dirige .les oheyauz de la charrue tout en filant sa quenouille.
{D'âpre» um grwnm eu Vigilêi à* CharU» VU. — Mutée CamavaUt.)
Cette reproduction est prise dans Jeanne ePArc racontée par Pimagej par Ifsr Le Nordex. — Hachette, éditeur.
Finfini, alors comme aujourd'hui, signifiait ferme où Ton laboure avec des chevaux.