BauNETTo Latini, Trésor de toutes choses, xm« siècle
2. Cardini^ Dictionnaire d'hippiatrique et cTéquitation. — Capitaine Champion^ Du cheval de selle français, p. i4.
de parade, les jours de combat, les jours enfin où Ton sort ce que Ton a de plus brillant, chevalier en armure ou en justaucorps de velours et destrier bardé de fer ou caparaçonné de cha-
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Le destrier.
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loyautés étoffes s'avanceront au milieu de badauds extasiés ou courront sus à Pennemi.
Les destriers étaient les grands chevaux du proverbe, sur lesquels encore aujourd'hui on
ne monte que dans les occasions exceptionnelles'.
Plus humbles sont les palefrois, les haquenées, les amblans ou ambleurs; mais combien plus utiles ! Nous les appellerons « chevaux de service de l'époque », ceux qui font les routes, les longues étapes, la guerre aussi, quand il le faut. Us sont employés surtout « afin de chevaucher à Taise de son corps* ». Franchement on leur devait quelque reconnaissance d'épargner la fatigue, alors qu'une dizaine, qu'une vingtaine de lieues même semblaient étape ordinaire aux voyageurs aussi bien qu'aux courriers.
L'offre vient toujours à la demande et l'animal utile se crée suivant les besoins. Le cheval ambleur répondait à une nécessité et cette allure de l'amble qui n'est ni trot ni galop, mais qui souvent donne une vitesse intermédiaire, permettait au cavalier, par la douceur des réactions, d'arriver dispos à son gîte, sans avoir perdu trop de temps sur la route.
L'amble étaitr-il naturel ou acquis ? De savants
1 . Paul Lacroix^ Les arts au moyen âge, — Capitaine Picard^ Origines de V école de cavalerie, pp. 60 et suiv.