‹ Jeanne d'Arc écuyèreChapitre 45 sur 127 · Marquis de Pimodan, /. c, p. g, note · texte numérisé non relu

Marquis de Pimodan, /. c, p. g, note

Sans doute, les compagnons ^e Jeanne ont adopté le même équipement, car ils ne veulent à aucun prix faire montre de leur qualité. Ils partent confiants, mais à travers un pays ennemi, et plus d'une fois, ils devront s'affirmer honnêtes négociants voyageant pour affaires'.

Ils sont armés ; mais qui donc ne l'était pas à cette époque où les bandits rançonnaient déjà alors que les grands chemins n'étaient pas encore tracés?

Et le mercredi :2 3 février, un peu avant l'heure de l'angélus, la petite troupe, dont Jeanne forme le noyau, parcourt, entre la double haie des habitants de Vaucouleurs, la distance qui sépare la place d'Armes, demeure des Royer, de la porte de France. La foule derrière son passage se forme en long cortège et tous se découvrent au moment des adieux, quand Baudricourt remet à Jeanne sa propre épée, en lui criant très haut son dernier souhait, à la fois bienveillant et sceptique : « Va, va, et advienne que pourra "*! »

Page 1